Les 900 répondants à une consultation menée par le conseil de quartier du Vieux-Limoilou identifient plusieurs enjeux préoccupants, comme la proximité de l’incinérateur.

Vieux-Limoilou: environnement et qualité de l’air au cœur des préoccupations

Neuf résidents sur dix du Vieux-Limoilou affirment être préoccupés par l’environnement et la qualité de l’air, selon un récent questionnaire en ligne.

Ce constat est issu d’une consultation citoyenne menée par le conseil de quartier du Vieux-Limoilou et Votepour.ca à laquelle ont participé 900 répondants. Rien d’étonnant avec la proximité de la zone industrielle, les deux épisodes de poussières rouges en 2012 et 2014 et le récent rapport partiel sur la qualité de l’air, qui concluait que les résidents de Limoilou sont parmi les Québécois qui respirent le plus de particules fines.

Les citoyens identifient aussi d’autres enjeux comme la proximité de l’incinérateur et la proximité des autoroutes Laurentienne et Dufferin-Montmorency.

L’exercice est utile, soutient le président du conseil de quartier, Raymond Poirier. «Ça permet de produire une vision collective pour le quartier à partir des défis identifiés et l’évaluation qu’en font les citoyens.» Pour l’essentiel, ajoute-t-il, les résultats de ce sondage valident les perceptions entendues et les commentaires reçus.

Corridor de verdure

Du même souffle, le président dit se réjouir du fait que les répondants apportent des solutions concrètes à ces problèmes. «On peut mentionner le verdissement du quartier, le développement d’infrastructures vertes ou la mise en œuvre d’approches novatrices afin d’intégrer de la verdure au quartier», énumère-t-il.

Concrètement, ces actions pourraient se traduire par le verdissement du secteur sud du quartier et des ruelles du quartier et la bonification d’un corridor de verdure entre les zones industrielle et résidentielle du quartier. 

Fait intéressant, note M. Poirier, les citoyens affirment en grande majorité vouloir demeurer dans le quartier encore cinq à dix ans malgré les préoccupations soulevées. «Ça prouve que les gens veulent se prendre en main, qu’ils sont attachés à leur quartier et qu’ils veulent le voir croître.»

Les répondants mettent aussi en lumière leur crainte face à la hausse des coûts du logement et leur accessibilité, notamment pour les familles et les ménages à faibles revenus, sans oublier la question de l’embourgeoisement.

Un autre thème central est celui des modes de transport et de la sécurité des déplacements. L’amélioration de la mobilité est d’ailleurs identifiée prioritaire par 41 % des répondants. «La sécurité piétonnière, la réduction de la vitesse et la sécurisation des déplacements à vélo sont des enjeux récurrents», précise M. Poirier.

«On a un quartier qui s’est développé beaucoup depuis le tournant des années 2000. Ce qu’il a de distinctif est que les résidents travaillent ensemble pour l’améliorer», conclut le président.

Quelque 80 % des 900 répondants sont des résidents du Vieux-Limoilou dont la population est estimée à 18 000. Le 20 % restant est composé de travailleurs non-résidents.