Au cours de la dernière année, le Groupe Mach, qui se spécialise dans la location d’espaces de bureaux commerciaux et de locaux industriels, avait également déposé une offre d’acquisition aux propriétaires de Fleur de Lys, le consortium torontois KingSett Capital.

Vente imminente de Fleur de Lys

EXCLUSIF / Le centre commercial Fleur de Lys changera de visage au cours des prochains mois, a appris Le Soleil. L’établissement devrait être vendu au promoteur de Québec Trudel Alliance.

Selon nos informations, la transaction de plus de 60 millions $ devrait être officialisée d’ici deux semaines. Mardi, une réunion a eu lieu entre les deux parties et la direction du centre commercial a confirmé qu’une transaction était «imminente». Certains locataires ont aussi eu vent des démarches.

Au cours de la dernière année, le Groupe Mach, qui se spécialise dans la location d’espaces de bureaux commerciaux et de locaux industriels, avait également déposé une offre d’acquisition aux propriétaires de Fleur de Lys, le consortium torontois KingSett Capital. Elle avait toutefois été refusée.

Bien qu’elle refuse de s’avancer pour le moment sur des projets précis, la direction de Trudel Alliance confirme avoir de l’intérêt pour le centre commercial.

«Mon organisation travaille activement depuis plusieurs mois avec les propriétaires de Fleur de Lys dans le but de conclure une transaction», indique William Trudel président et chef de la direction de Trudel Alliance. «Il y a un très grand potentiel de développement. Cela a été l’un des premiers sites de développement commercial de la Ville de Québec dans les années 60. On pense être en mesure de lui redonner ses lettres de noblesse», poursuit l’homme d’affaires.

Sears et La Baie démolis?

Selon une source proche du dossier, le promoteur souhaiterait conserver une partie de la vocation commerciale de Fleur de Lys. Il prévoirait d’ailleurs s’asseoir éventuellement avec les locataires pour obtenir leur vision et leur opinion de l’endroit.

Afin de réaliser son projet immobilier à usage mixte avec, entre autres, des unités résidentielles et une nouvelle offre de restauration, des locaux seraient démolis, comme ceux du Sears et de La Baie d’Hudson. Un projet d’hôtel serait aussi à l’étude. L’objectif du promoteur serait de construire sur le site plusieurs édifices.


« Il y a un très grand potentiel de développement. Cela a été l’un des premiers sites de développement commercial de la Ville de Québec dans les années 60. On pense être en mesure de lui redonner ses lettres de noblesse »
William Trudel, président et chef de la direction de Trudel Alliance

Quant aux employés à l’administration et dans le centre commercial, ils ne seraient pas touchés par ce changement de garde.

M. Trudel n’a pas voulu confirmer nos informations. S’il devient le nouveau patron de l’endroit, son organisation sera la première entreprise québécoise propriétaire du centre commercial depuis son ouverture en 1963.

Lundi, selon des documents de la Cour, on apprenait que KingSett Capital avait racheté l’ancien local de 187 000 pieds carrés du détaillant Sears afin de posséder l’ensemble de la propriété.

En raison des difficultés dans le monde du commerce de détail, les derniers mois n’ont pas été de tout repos pour la direction du centre commercial de Vanier. Plusieurs joueurs ont fermé, notamment La Baie d’Hudson (106 000 pi2) et Brunet. Les derniers investissements majeurs dans l’édifice remontent en 2011.

Trudel Alliance, propriété des frères William et Jonathan, gère aujourd’hui un parc immobilier d’une valeur de plusieurs centaines de millions de dollars. La compagnie a aussi récemment acheté pour 6,5 millions $ le centre commercial qui héberge le restaurant Le Rascal, situé à l’angle du boulevard Wilfrid-Hamel et de l’autoroute Henri-IV.  

Fleur de Lys, d’une superficie de 2,5 millions de pieds carrés, compte environ 115 boutiques et services incluant notamment les bannières Walmart, Dollarama, Maxi et Sports Experts. Le Salon de Jeux de Québec est aussi un locataire.

Pour le propriétaire de l’enseigne Sports Experts, Martin Boucher, l’homme d’affaires se dit préoccupé par la situation. «J’ai hâte de connaître le plan de match du nouvel acheteur», a-t-il mentionné.