La bonne humeur régnait lors de l'annonce de la Ville, à laquelle assistaient Éric Boulay, directeur général de Lauberivière, Benoît Côté, directeur général de P.E.C.H.

Une première dans le financement des organismes communautaires

La Ville de Québec accorde désormais un financement sur trois ans à quatre organismes communautaires phares afin que leurs efforts soient concentrés sur la clientèle plutôt que sur la recherche d'argent.
C'est la première fois que l'administration municipale opte pour la conclusion d'ententes triennales de financement. La Maison de Lauberivière (75 000 $ par année), P.E.C.H. (202 500 $), le SQUAT Basse-Ville (20 000 $) et le Projet L.U.N.E. (15 000 $) vont en bénéficier pour les années 2017, 2018 et 2019.
Au moins trois autres organismes auront droit au même avantage, a signalé la conseillère municipale Chantal Gilbert, responsable du développement social au comité exécutif, qui a parlé d'une «très grande avancée» lors d'une conférence de presse tenue vendredi. 
«Non seulement ils vont être capables de planifier plus facilement, mais ils vont pouvoir aller voir les autres ordres de gouvernement en disant que la Ville a signé des ententes de trois ans et qu'ils leur demandent la même chose», s'est réjoui le maire Régis Labeaume, conscient que beaucoup d'énergie est déployée à chercher du financement dans le milieu communautaire. 
«Marque de confiance»
Éric Boulay, directeur général de Lauberivière, considère que cette «marque de confiance» permettra à ses employés et bénévoles de se concentrer sur la mission première de l'organisation. «Ça nous permet de dégager du temps pour faire ce qu'on fait le mieux, aider les gens, et non pas faire de la paperasse», a-t-il souligné vendredi.
Bonnes relationsBenoît Côté, directeur général de P.E.C.H., a pour sa part mis de l'avant les bonnes relations entre les organismes sur le terrain et la Ville de Québec, incluant son service de police. Selon lui, cela contribue à accroître la sécurité dans les rues de Québec. M. Côté a d'ailleurs livré un plaidoyer en faveur du «rôle accru du gouvernement municipal dans la gestion des problématiques de santé qui sont en lien avec la sécurité publique d'une ville et le vivre-ensemble au sens large». 
De la musique aux oreilles du maire Labeaume, qui aimerait se servir des nouveaux pouvoirs dévolus à la capitale nationale pour gérer les sommes que les gouvernements supérieurs confient aux organismes communautaires. «Je suis convaincu que si les budgets étaient gérés plus près du terrain, on irait chercher une valeur ajoutée. On étirerait les sous», dit-il.