Des travaux de solidification de la façade étaient déjà planifiés.

Une partie de mur de l'église Saint-Sacrement s'effondre

Une partie du parement en pierre de l'église du Très-Saint-Sacrement s'est détachée lundi matin de la façade ouest. Des dommages qui surviennent la journée même où devait débuter une expertise en vue de travaux pour solidifier le mur.
Le père Gérard Busque préparait la célébration du matin lorsqu'est survenue la chute de pierres. 
«C'est arrivé à 6h50. J'ai entendu un bruit assez sourd, assez fort comme lorsque la glace tombe des toitures, raconte le curé de la paroisse. J'y ai pensé tout de suite. C'est peut-être notre façade», ajoute-t-il.
C'est que des travaux de solidification de la façade sont déjà planifiés. «On se préparait à la faire réparer. Ce matin [lundi], ils devaient mettre des rubans de sécurité et les travaux devaient commencer incessamment. On ne pensait pas que ça tomberait comme ça.»
Ce sont plutôt les pompiers qui ont érigé un périmètre de sécurité et bloqué la rue du Père-Pelletier. Les 35 fidèles réunis pour la célébration de 7h ont été évacués. Au sol, les lourdes pierres jonchaient le stationnement près d'une entrée qui donne sur un vestiaire. Un toit situé en contrebas a été endommagé lors de la chute. Heureusement, personne n'a été blessé.
Les travaux prévus consistent à remplacer les pierres au haut du mur près de la rosace et à sceller les joints entre les pierres. «La partie démolition est faite», lance avec humour le père Busque. L'expertise et les travaux étaient rendus nécessaires après avoir remarqué que la partie effondrée était quelque peu bombée.
Les pierres sont tombées sur une toiture située plusieurs pieds plus bas. Personne n'a été blessé.
Le religieux se dit quelque peu surpris de la situation étant donné que des travaux ont été réalisés en 2009.
D'ailleurs, il souligne qu'il ne faut pas juger de l'état de l'église classé Monument protégé en fonction de cet événement. «L'ensemble est constamment vérifié avec ce qu'on appelle notre carnet de santé qu'on refait tous les cinq ans. Le reste est en pleine forme.»
L'église bénéficie de certaines subventions gouvernementales pour effectuer des travaux. L'an passé, les contreforts - renforts de maçonnerie - ont été réparés. Mais la plus imposante dépense à venir est la réfection de la toiture. «Le toit en cuivre a presque 100 ans. On va la refaire par section sur cinq ou six ans. Ça devrait coûter environ 600 000 $.»
Lundi, l'accès à l'église est demeuré interdit. Toutefois, elle devrait rouvrir dès mardi une fois obtenue la confirmation que la structure est sécuritaire. Toutefois, le stationnement du côté ouest demeurera fermé.