Une quarantaine de personnes se sont réunies dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, samedi, pour dénoncer le manque de logements sociaux à Québec. Une fanfare était au rendez-vous.

Une occupation festive pour revendiquer plus de logements sociaux

Fanfare, barbecue, spectacle et match de soccer : le comité populaire Saint-Jean-Baptiste a organisé une occupation festive de l’îlot Saint-Vincent-de-Paul pour revendiquer le droit au logement.

Dans le petit parc Bertholot se retrouve une quarantaine de personnes. Une fanfare composée de huit musiciens, vêtus de rose, crée une ambiance sympathique. Au programme : manifestation, musique, animation, spectacle de Gab Paquet et loisirs. Les citoyens réunis souhaitent dénoncer le manque de logements sociaux à Québec.

Pour le permanent au Comité populaire Saint-Jean-Baptiste Vincent Baillargeon, il est nécessaire de faire ce genre de mobilisation. «Dans le quartier, il y a plus de 1700 personnes qui payent plus de 30 % de leur revenu pour se loger et le gouvernement ne fait rien. Le gouvernement Trudeau dans son dernier budget n’a pas annoncé de somme dédiée au logement social et le gouvernement Legault a annoncé des unités que les libéraux avaient déjà promises, donc rien de nouveau pour les unités de logement social», déplore-t-il. 

La marche débute et se termine une quinzaine de minutes plus tard à l’îlot Saint-Vincent-de-Paul. Les gens s’installent sur ce terrain désertique. Ils préparent un BBQ, et accrochent à la clôture une affiche où il est inscrit «Le fédéral abandonne le logement social». 

Terrain convoité

«Nous sommes venus revendiquer le terrain de l’ancienne église Saint-Vincent-de-Paul parce que, pour nous, c’est un bel exemple de terrain que la ville de Québec devrait saisir pour faire du logement social», explique la permanente au comité populaire Saint-Jean-Baptiste Marie-Ève Duchesne.

Pour Sarah Pelletier, la défense du droit au logement est inévitable. Elle-même sur l’aide sociale, elle attend depuis longtemps de pouvoir habiter dans un HLM. «C’est important de manifester nos droits», croit-elle. 

Avec une quarantaine de personnes présentes, le terrain abandonné reprend vie. Enfants et plus âgés sont au rendez-vous pour soutenir la cause. C’est le cas de Laura Doyle-Péan qui manifeste souvent pour les causes de justice sociale. «C’est important que le droit au logement soit respecté. Il y a une forte pression sur les locataires, et les logements sont difficiles d’accès pour des gens qui ont moins de moyens. Je viens ici pour donner mon soutien à la cause», déclare-t-elle.

Ce groupe espère que sa mobilisation sera porteuse de changement. «L’îlot Saint-Vincent-de-Paul est une chance de faire un bon coup et de dire au gouvernement du Québec et au gouvernement fédéral qu’il y a des terrains inoccupés pour faire des logements sociaux», affirme Vincent Baillargeon.