Des citoyens de Lévis tentent de sauver la maison centenaire et patrimoniale Rodolphe-Audette du pic des démolisseurs.

Une marche pour sauver la maison Rodolphe-Audette

Une cinquantaine de citoyens se sont rassemblés dimanche après-midi au café Bonté Divine, près de la Traverse à Lévis, pour militer contre la démolition de la maison Rodolphe-Audette.
À caractère patrimonial, cette résidence centenaire abandonnée avait été sauvée du pic des démolisseurs il y a deux ans. Le comité de démolition de la Ville de Lévis doit de nouveau prendre une décision à son sujet mercredi. 
«Nous, on pense que la maison pourrait faire partie d'un futur circuit touristique», propose Michel Belleau, membre du Comité de mise en valeur de la Maison Rodolphe-Audette. Arrivés aux fontaines d'eau de la Traverse, les touristes pourraient ensuite marcher vers l'est et s'arrêter au Lieu historique national du Chantier A. C. Davie, avant de poursuivre leur route vers cette résidence qu'avait fait construire Rodolphe Audette, le cinquièmeprésident de la Banque Nationale et arrière-grand-père de M. Belleau. 
C'est ce circuit de moins d'un kilomètre que le groupe de citoyens, accompagnés de l'historien Michel Lessard, a marché dimanche. «La maison Louis-Fréchette, ça a pris des années avant de la sauver, et là, c'est devenu un endroit très fréquenté, très dynamique», soutient M. Belleau, espérant que le même sort soit réservé à la maison Rodolphe-Audette. 
Lévis partenaire?
Le comité de citoyens espère établir un lien avec la Ville de Lévis afin qu'elle devienne éventuellement partenaire de la revitalisation du bâtiment. Appelé à commenter la deuxième demande de démolition visant la maison Rodolphe-Audette, le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, avait souligné qu'il s'agissait «d'un dossier fort complexe» en décembre dernier. 
«Si ce bâtiment-là avait été contrôlé il y a 25 ans, on n'aurait pas ce dossier-là dans les pattes aujourd'hui», a soupiré le maire, qui souhaite effectuer un «changement de cap», en ne permettant plus que d'autres bâtiments patrimoniaux soient laissés à l'abandon à l'avenir. La Ville de Lévis doit déposer en février son Programme particulier d'urbanisme (PPU) sur le Vieux-Lévis, qui devrait statuer sur le sort réservé à la maison Rodolphe-Audette.