Le prix de vente initial pour la propriété de 12 400 pieds carrés, située à Stoneham-et-Tewkesbury, était de 5,99 millions$. Elle a été vendue 4,1 millions$.

Une maison de Stoneham vendue à un prix record

La plus importante transaction immobilière pour une résidence dans la région de Québec s’est conclue, mardi. Une demeure à Stoneham-et-Tewkesbury a été vendue pour 4,1 millions $.

Le prix de vente initial pour la propriété de 12 400 pieds carrés située au 101, chemin de la Perdrière, dans le secteur Saint-Adolphe, était de 5,99 millions $. 

Selon nos informations, la maison située sur un terrain de 18 millions de pieds carrés a été achetée par un homme d’affaires canadien. L’évaluation foncière de la propriété était de 1,68 million $. 

Joint par Le Soleil, le courtier immobilier derrière la transaction, Martin Dostie, a confirmé la vente de la résidence. Il s’agit de la 15e propriété d’une valeur de plus de 1 million $ — enregistrée sur Centris — à changer de mains dans la capitale depuis octobre 2016. Sur le marché de l’immobilier de luxe, on retrouve actuellement 122 unifamiliales, dont le prix varie de 1,05 à 4,5 millions $ et 17 copropriétés d’une valeur entre 1,09 et 2,6 millions $.

Martin Dostie Group

«Il y a une demande pour ce type de propriété dans la région», assure le courtier de la bannière Sotheby’s International Realty Québec. «J’ai actuellement 24 mandats de plus d’un million. Pour la maison de Stoneham-et-Tewkesbury, c’est un domaine très privé. La demeure est située à 1,5 kilomètre à l’intérieur du bois. C’était un produit très rare. La maison appartenait à des Québécois», poursuit M. Dostie, qui avait le mandat depuis mai 2016. 

Il faut remonter en 2015 pour trouver une transaction aussi importante dans la région. Une résidence de Saint-Augustin-de-Desmaures avait alors été vendue pour 4 millions $. En 2013, la vente pour 3,4 millions $ de l’antre à Lac-Beauport du joueur de hockey Simon Gagné avait aussi fait couler beaucoup d’encre dans les médias. 

Martin Dostie Group

Selon le courtier immobilier, l’instauration en octobre 2016 des nouvelles règles visant à resserrer les conditions pour obtenir un prêt hypothécaire de la Société canadienne d’hypothèques et de logement n’a pas eu (ou très peu) d’impacts sur le marché de l’immobilier de luxe dans la région de Québec.

«La majorité des millionnaires ne se font pas financer par des banques. Pour moi, je ne vois pas de différence», note M. Dostie, précisant que le marché du Québec est toujours très convoité par les investisseurs étrangers. «J’ai des gens de Belgique, de la France et de l’Afrique. Il y a de l’intérêt, mais la langue crée une certaine barrière», poursuit-il.

Au total, en 2016, ce sont 32 transactions résidentielles de 1  million $ et plus qui ont été enregistrées sur les territoires de la Capitale-Nationale et Lévis, selon des données de la firme immobilière JLR.