Une cabane à sucre urbaine devenue tradition

Devenue tradition au fil des ans, la Cabane à sucre du parc du Bois-de-Coulonge est là pour rester. Car si quelque 400 000 $ ont été amassés depuis ses débuts pour la Fondation de l'école Saint-Michel, «je n'arrêterai pas avant d'avoir atteint le demi-million», promet le fondateur de l'événement, Léandre Cloutier.
Des milliers de becs sucrés ont contribué dans les deux dernières fins de semaine à atteindre cet objectif. Seulement dimanche, environ 2500 personnes ont envahi le parc, estime M. Cloutier, journée particulièrement achalandée en raison du «magnifique soleil», dit-il.
Organisé en partenariat avec la Commission de la capitale nationale du Québec, l'événement a été présenté pour la première fois en 2004. À l'époque, 6000 $ avaient été amassés, se rappelle le fondateur. «Aujourd'hui, on donne environ 36 000, 37 000 $ par année.» Ce n'est pas pour rien que la fête urbaine, qui en est à sa 14e présentation, «va merveilleusement bien», selon son fondateur. «La première année, je pense qu'on a reçu 3000 personnes. Et là, [c'est] autour de 10 000 par saison.»
Caractère unique
À ses yeux, le fait d'offrir une cabane à sucre en pleine ville apporte un caractère unique à son événement. «Une érablière extraordinaire au 1215, Grande Allée, à Québec... faut le faire! [...] En deux kilomètres, je suis au Vieux-Québec. C'est spécial, ça!»
Dimanche, lors du passage du Soleil, petits et grands - mais surtout petits - se ruaient sur les étals de neige où venaient d'être versée la tire d'érable chaude. Une tire d'érable produite sur place par l'entaillage d'une cinquantaine d'érables du parc. Délectation garantie.
Pour plusieurs enfants, l'activité chouchou restait toutefois les jeux gonflables, installés dans le parc du Bois-de-Coulonge spécifiquement pour l'occasion.
Coûtant entre 4 $ et 6 $ par personne, l'événement vise à amasser des fonds pour la Fondation de l'école Saint-Michel, dans Sillery, qui accueille depuis plus de 25 ans des élèves présentant un trouble du spectre de l'autisme. L'expérience se poursuit samedi et dimanche prochains.