Appuyée par divers organismes de mobilité durable de la Capitale-Nationale, la marche Le transport en commun, c’est capital a culminé, vers 15h, dimanche, dans une atmosphère festive.

«Un troisième lien, ça ne mène à rien», scandent des manifestants

«Un troisième lien, ça ne mène à rien», ont scandé plus d’une cinquantaine de manifestants, dimanche après-­midi, à Québec. Si le rassemblement visait d’abord l’amélioration du réseau de transport en commun, on sentait également une certaine exaspération au sujet des projets d’infrastructures routières.

Appuyée par divers organismes de mobilité durable de la Capitale-Nationale, la marche Le transport en commun, c’est capital a culminé devant l’Hôtel de Ville de Québec, vers 15h, dimanche, dans une atmosphère festive. 

«C’est un moyen de dire qu’il y a une partie importante de la population qui croit que c’est en créant un réseau structurant de transport en commun qu’on va régler les problèmes de congestion et non pas en construisant un troisième lien qui ne fera que les augmenter», a expliqué aux médias la porte-parole de la manifestation, Émilie Frémont-Cloutier. 

Certes, le thème du transport en commun est bien présent dans la campagne électorale actuelle. Mais les citoyens présents dimanche demandent du concret, pointe la porte-parole. «On veut un transport en commun rapide, efficace et accessible et on le veut maintenant. Ça fait 10 ans qu’il y a des consultations publiques.»

Si la manifestation se voulait non-partisane, Mme Frémont-Cloutier a tout de même invité les politiciens à avoir le courage et la volonté d’investir dans le transport en commun plutôt que dans les infrastructures routières. «Il ne faut pas donner d’une main pour le transport en commun en continuant de l’autre main à donner de l’argent pour l’élargissement des autoroutes.»

À Québec, outre le fameux réseau structurant, la capacité des parcours 800, 801 et 807 doit être augmentée. Les tarifs du RTC réduits et le nombre de voies réservées augmentées, croit-elle. 

Des propos qui ont trouvé écho chez le directeur général d’Accès transports viable, Étienne Grandmont. «Il y a plusieurs personnes ici qui sont à faible revenu et qui font partie de la clientèle captive. Prendre l’autobus, c’est vraiment cher dans un budget quand tu es sur l’aide sociale. C’est vraiment une grosse part et c’est disproportionné.»

Preuve qu’un projet de réseau structurant est urgent, pointe M. Grandmont, il commence à manquer de place dans les autobus de certains parcours. «C’est un phénomène que l’on voyait juste à Montréal, mais qui est en train d’arriver à Québec.»

Appui de longue date

Sans vouloir favoriser un parti politique ou un autre durant la campagne électorale municipale, Étienne Grandmont rappelle que l’appui à un réseau de transport en commun structurant a pratiquement toujours été de 75 % parmi les résidents de Québec, ces 10 dernières années. 

Également présent au rassemblement de dimanche, le chef d’Option Capitale-Nationale, Nicolas Lavigne-Lefebvre, a rappelé sa promesse de gratuité du transport en commun à Québec. «On va la payer avec une taxe sur l’essence de trois sous et avec la réduction des investissements dans les infrastructures routières. La gratuité, c’est 60 millions $», a détaillé l’aspirant maire.