La conseillère municipale et mairesse suppléante Michelle Morin-Doyle doit s’absenter du travail sur ordre de son médecin.

Un «sursis» pour la conseillère Michelle Morin-Doyle

La conseillère municipale et mairesse suppléante Michelle Morin-Doyle n’a pas visité l’hôtel de ville de Québec depuis la mi-novembre ce qui aurait pu lui valoir une destitution automatique…

C’est que la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités stipule qu’un élu qui ne participe pas aux séances du conseil municipal pendant 90 jours consécutifs perd son emploi. Son mandat prend automatiquement fin à la rencontre suivant l’expiration du délai.

Il y a cependant des exceptions. Et c’est ce qu’ont invoqué les élus de Québec durant le conseil de lundi soir pour autoriser Mme Morin-Doyle à conserver son poste, même si elle n’a pas croisé ses collègues depuis presque 100 jours.

Que lui est-il arrivé? «À la suite d’un accident survenu le 13 novembre 2018, madame la conseillère Michelle Morin-Doyle a été dans l’impossibilité de se présenter aux séances du conseil de la ville et des autres instances décisionnelles de la ville», lit-on dans un document de la mairie.

«Elle s’est blessée, elle s’est cassé la jambe à deux endroits», précise l’attaché de presse du maire, Paul-Christian Nolin. «Elle est passée de immobilisée complètement pendant plusieurs semaines à, après ça, la marchette. Et là, elle devrait commencer avec une canne bientôt. C’est un long retour.»

Retour progressif

Son médecin la force donc à rester loin de l’hôtel de ville. «Elle ne peut pas se présenter au travail jusqu’au 1er mars 2019», indique le document de la mairie. «À compter de cette date, elle sera de retour de façon progressive à ses fonctions d’élu, et ce, incluant la possibilité ou non de se présenter aux séances du conseil de la ville.»

Si la conseillère du district de Louis-XIV, dans l’arrondissement de Charlesbourg, poursuit sa récupération à bon rythme, elle pourrait donc réapparaître sous les projecteurs politiques. Mais il lui faudra du temps avant de reprendre l’ensemble de ses fonctions, prévient M. Nolin. «Si ça continue de bien aller, elle devrait être de retour d’ici quelques semaines, ne serait-ce que pour faire une apparition au conseil municipal.»

Lundi soir, les élus ont donc voté un sursis de 30 jours pour éviter que «le défaut de madame la conseillère Michelle Morin-Doyle d’assister aux séances du conseil de la ville et autres instances décisionnelles […] n’entraîne pas la fin de son mandat». Et ont confirmé la nomination de la conseillère Marie-Josée Savard, à titre de mairesse suppléante substitut.