Le propriétaire du magasin de produits biologiques Alimentex a lancé un concours pour l’aménagement de serres sur le toit et la façade de son immeuble.

Un projet de jardins suspendus dans Limoilou

Le propriétaire du magasin de produits biologiques Alimentex de la 1re Avenue lance un concours pour l’aménagement de serres sur le toit et en façade de son immeuble pour y faire de l’agriculture urbaine.

La nouvelle avait suscité des commentaires en majorité positifs auprès des gens du quartier peu avant les fêtes. Louis Gagné sondait les résidents sur un projet de construction de serres pour offrir à l’année, ou presque, des légumes biologiques à la population de Limoilou.

«L’idée, c’est de contribuer au développement durable. On est rendu là. Le problème avec le biologique, c’est le transport parce qu’il n’y a aucun produit pour préserver les légumes», raconte M. Gagné au Soleil.

Le 8 janvier, il a fait un pas de plus dans la conception de son projet, en invitant architectes, ingénieurs, artistes et penseurs, professionnels comme étudiants, à lui soumettre un concept novateur applicable à l’immeuble situé à l’intersection de la 12e Rue.

«J’ai acheté, il y a cinq ans. Au départ, je voulais simplement refaire la façade. Et je me suis demandé pourquoi je ne pourrais pas aller plus loin avec un concept d’agriculture urbaine», explique le propriétaire.


« L’idée, c’est de contribuer au développement durable. [...] Le problème avec le biologique, c’est le transport parce qu’il n’y a aucun produit pour préserver les légumes »
Louis Gagné, propriétaire d’Alimentex

L’idée peut paraître farfelue, mais ce concept existe déjà ailleurs. À Montréal, les fermes Lufa possèdent des serres sur le toit d’un édifice dans le parc industriel d’Anjou. À Québec, il s’agirait d’une première sur une rue commerciale située en milieu résidentiel.

M. Gagné l’avoue, il ne peut réaliser son projet sans aucun partenaire ou une aide financière. «Il faudrait que ça devienne un projet pilote», lance-t-il. 

Le but de son concours d’architecture est de nourrir la réflexion et de faire le plein d’idée. Aucun prix n’y est rattaché. De même, il aimerait avoir la collaboration de la Ville de Québec. Il sait pertinemment que plusieurs barrières réglementaires s’interposent entre l’idée de départ et sa réalisation.

M. Gagné a désigné son projet comme les Jardins suspendus de Limoilou. Il soutient que ça s’intègre parfaitement avec l’arrivée d’un tramway et la volonté de la Ville de revitaliser la 1re Avenue. 

Plantation d’arbres fruitiers

Plus encore, il voudrait que son projet englobe aussi la plantation d’arbres fruitiers près de la rivière Saint-Charles. «C’est beau des fleurs, mais pourquoi ne pas planter des arbres dont on pourrait cueillir les fruits», se questionne-t-il.

Louis Gagné a déjà obtenu une première rencontre avec la conseillère de Limoilou, Suzanne Verreault. Il compte poursuivre ses démarches auprès de la Ville. En ce début d’année, il est difficile de dire comment sera reçue cette idée. 

Récemment, l’administration Labeaume s’est montrée ouverte aux initiatives en agriculture urbaine. Les jardins communautaires se multiplient en ville et le maire Régis Labeaume a confirmé que son équipe étudiait la possibilité d’autoriser les potagers en façade.

Les personnes intéressées à soumettre un projet d’architecture peuvent obtenir plus de détails en consultant la page Facebook de l’entreprise.