À Lévis, le parc du Rigolet, le nouveau parc de la Rivière-Etchemin ou le parc des Chutes-de-la-Chaudière pourraient accueillir les chiens en 2018.

Un premier parc à chiens à Lévis en 2018

Le maire de Lévis change son fusil d'épaule et fait maintenant de la création d'un premier parc à chiens «une priorité», qui devrait se concrétiser en 2018.
Au dernier conseil municipal, il y a deux semaines, une citoyenne est venue se plaindre de l'inaction de la Ville dans ce dossier. Solange Bélanger s'impatientait, soutenant que les citoyens attendaient la création d'un tel parc depuis environ huit ans. Le maire Gilles Lehouillier lui avait répondu que ça n'avait pas été une priorité de son équipe.
Au cours des derniers jours, le maire Lehouillier a toutefois eu écho de plusieurs citoyens réclamant un parc canin, en plus d'apprendre par les médias que sa ville compte environ 9500 chiens qui portent une médaille. «Ça devient suffisamment important pour qu'on commence à s'y pencher», a-t-il admis en point de presse avant le conseil municipal.
Il a donc demandé aux fonctionnaires de faire l'inventaire des possibilités dans les 225 parcs municipaux que compte la Ville. Selon M. Lehouillier, plusieurs parcs de secteur sont assez grands pour qu'une parcelle soit clôturée et transformée en parc canin.
Au parc du Rigolet
Le maire cite en exemple le parc du Rigolet, le nouveau parc de la Rivière-Etchemins ou le parc des Chutes-de-la-Chaudière. «C'est sûr qu'on n'aura pas de parcs à chiens dans des parcs de voisinage, où il y a des maisons tout autour», explique-t-il.
L'intention de la Ville de Lévis est de faire des investissements minimaux, en demandant la collaboration des utilisateurs. Ceux-ci devraient par exemple s'assurer du bon comportement de leur animal et du ramassage des excréments, dans un parc bien clôturé où leur animal de compagnie pourrait courir et s'amuser sans laisse.
«On aimerait ça en 2018 pouvoir expérimenter un premier parc», exprime M. Lehouillier, qui serait par la suite ouvert à étendre le concept, si le premier essai est concluant.
Pierre Côté, propriétaire de Contrôle d'animaux domestiques (CAD), demande depuis deux ans à la Ville de Lévis d'ouvrir un parc canin à Pintendre. Le maire Lehouillier soutient que le terrain visé, situé en milieu rural, comporte la problématique de l'alimentation en eau. Si bien qu'il préfère, pour l'instant, viser un terrain situé en milieu urbain.
La Ville de Québec compte deux parcs canins publics sur son territoire.
De 10 chantiers prioritaires à 2
Le centre-ville de Lévis a un besoin «urgent» d'une nouvelle entrée sur l'autoroute 20, juge la Ville de Lévis, qui a adopté une résolution en ce sens lundi soir. La Ville met de la pression sur le ministère des Transports (MTQ) pour qu'un viaduc soit construit vis-à-vis de la rue Saint-Omer, qui sera bientôt prolongée à quatre voies jusqu'à l'autoroute. Le maire de Lévis souligne que 564 accidents ont été répertoriés entre 2012 et 2014 dans le seul échangeur qui mène au centre-ville de Lévis. À l'heure de pointe le matin, une file d'attente de huit kilomètres se crée en direction est, entre les ponts et la sortie 325. «Ça n'a plus d'allure, c'est excessivement dangereux», lance le maire Gilles Lehouillier. Celui qui avait présenté ses 10 chantiers prioritaires au MTQ il y a un peu moins d'un an réduit la liste à 2, soit le viaduc Saint-Omer et la transformation de la route 116 en boulevard urbain près des ponts à Saint-Nicolas.