Le parc de la Jeunesse, situé à l'angle des rues du Prince-Édouard et du Pont, en bordure de la rivière Saint-Charles, deviendra le parc Gilles-Lamontagne.

Un parc en l'honneur de Gilles Lamontagne

La Ville de Québec a décidé d'honorer la mémoire de Gilles Lamontagne, maire de 1965 à 1977, en renommant le parc de la Jeunesse, situé à l'angle des rues du Prince-Édouard et du Pont. Celui-ci prendra le nom de l'ex-maire, ex-ministre fédéral et ex-lieutenant-gouverneur décédé en juin 2016 à l'âge de 97 ans.
L'ancien maire de Québec Gilles Lamontagne en 2008
Le conseil de quartier de Saint-Roch indique que le parc de la Jeunesse a été retenu car il symbolise les mesures prises par le maire Lamontagne afin de dépolluer la rivière Saint-Charles et de municipaliser les loisirs. La famille de M. Lamontagne est d'accord avec cette proposition.
Une consultation publique sur le changement de nom du parc de la Jeunesse aura lieu le jeudi 15 juin, à 19h, à la salle 1203 de l'École nationale d'administration publique (ENAP). Les administrateurs du conseil de quartier feront ensuite une recommandation au conseil municipal.
D'abord conseiller municipal au sein du Progrès civique de 1962 à 1965, Gilles Lamontagne a succédé à Wilfrid Hamel à la mairie cette année-là, un poste qu'il a occupé jusqu'en 1977. Il a ensuite été élu député de Langelier dans le gouvernement libéral de Pierre Elliott Trudeau, où il a également siégé comme ministre des Postes et ministre de la Défense, jusqu'en 1984, alors qu'il est devenu jusqu'en 1990 le 24e lieutenant-gouverneur du Québec.
Avant sa carrière politique, M. Lamontagne avait oeuvré dans le domaine des affaires et avait aussi été pilote de l'Aviation royale du Canada pendant la Seconde Guerre mondiale. Son avion avait été abattu au-dessus des Pays-Bas, en 1943, et il avait été fait prisonnier pendant 22 mois.
«Maire de la modernité»
Il aura marqué Québec comme étant le «maire de la modernité», selon Réjean Lemoine, ex-conseiller municipal, historien et auteur du livre Les maires de Québec depuis 1833. On lui doit le développement de la colline parlementaire, la construction du Complexe G et de Place Québec ainsi que le chantier de l'autoroute Dufferin-Montmorency.
«En 12 ans, il va faire ce qu'un maire aurait normalement dû faire en 30 ans. Si vous regardez les édifices en hauteur à Québec, ils ont tous été construits sous Lamontagne», déclarait M. Lemoine dans une entrevue au Soleil en 2013.