Bas de la chute, parc des vestiges et sons ludiques

Un investissement de 33,6 millions $ pour le Parc de la Chute-Montmorency [VIDÉOS]

Le Parc de la Chute-Montmorency bénéficiera d’un investissement de 33,6 millions $ pour la valorisation patrimoniale du site et dans la foulée, augmentera sa capacité de rétention touristique.

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, la vice-première ministre Geneviève Guilbaut et le président-directeur général de la Sépaq, Jacques Caron, étaient réunis au Manoir Montmorency en matinée pour en faire l’annonce. 

Ils ont été accueillis par des employés de la Sépaq menaçant de déclencher une grève générale illimitée dès le 17 juillet, à la veille des vacances de la construction (voir autre texte). 

Cet investissement s’inscrit dans la deuxième phase de revitalisation du Parc de la Chute-Montmorency, un projet qui était de la plateforme électorale de la CAQ, a rappelé le député de Montmorency, Jean-François Simard, également présent lors de la conférence de presse.  

Aire de repos et stations de jeux pour les enfants au pied de la chute, jardins anglais, parcours piétonniers au haut de la chute, réaménagement à l’intérieur du Manoir Montmorency, agrandissement de la gare aval et des stationnements, bâtiment de services techniques pour les employés: la Sépaq offre «une cure de jouvence au site », selon le ministre Pierre Dufour, qui pourrait se déployer jusqu’en 2023-2024. 

Quelque 14,8 millions $ ont déjà été annoncés pour l’«Expérience chute», première portion du projet de réaménagement dévoilée en avril 2018 par le gouvernement antérieur. La livraison finale, dont la passerelle semi-submersible, est prévue au printemps 2021.

En tout, 44,8 millions $ ont été investis par le gouvernement du Québec pour la réalisation des deux phases du plan. 

Pierre Dufour a précisé qu’il n’existait pas de lien entre ce financement et la rectification de la grille tarifaire du Parc de la Chute-Montmorency. «Toutes ces transformations ont pour but d’arriver à un achalandage de 1,2 ou 1,3 million de visiteurs.» 

Dans sa forme actuelle, le site accueille annuellement plus de 900 000 visiteurs. Il s’agit de la 2e attraction touristique la plus fréquentée de la région de Québec après le Vieux-Québec.

La Sépaq estime les retombées économiques de ces investissements à 346 emplois, 33,3 millions $ en PIB, puis 6 millions $ en revenus fiscaux et parafiscaux.

Plus de stationnements ?

La nouvelle tarification du stationnement fixée à 4 $ annoncée la semaine dernière devait répondre à un double objectif, selon Simon Boivin, responsable des relations avec les médias de la Sépaq : contribuer au désengorgement des rues avoisinantes et encourager l’usage du transport en commun ou d’un mode de déplacement actif.

Alors que «55 % de l’achalandage provient de l’extérieur de Québec et de l’international, il faut être capable d’accommoder ces visiteurs», a mentionné le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs. «L’agrandissement du stationnement doit satisfaire l’ensemble des clientèles.»

Rien n’indique toutefois que les touristes provenant de l’extérieur du Québec se déplacent en voiture.

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Haut de la chute, reconfiguration du stationnement
Jardin anglais

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RENCONTRE ENTRE DES EMPLOYÉS DE LA SÉPAQ ET LE MINISTRE DUFOUR

«S’il y a de l’argent [pour investir dans le parc], il devrait y avoir de l’argent pour nos employés», a fait valoir la présidente régionale Québec et Chaudière-Appalaches du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Caroline Bouffard, en marge de l’annonce d’un investissement de 33,6 millions $ du gouvernement du Québec pour le Parc de la Chute-Montmorency.

À quelques jours de la première date butoir du 17 juillet à laquelle 300 employés syndiqués de la Sépaq dont ceux du Parc de la Chute-Montmorency et du Manoir menacent de déclencher une grève, le SFPQ s’est dit «prêt à négocier n’importe quand». 

Si une impasse survenait, ils seraient suivis par 1200 employés de 23 parcs nationaux, le 20 juillet.

«Il y avait une échéance au début du mois de juin pour trouver une solution pour la négociation. Elle a été repoussée à la fin juillet parce que la partie patronale n’avait pas de mandat monétaire du gouvernement du Québec. C’est la raison pour laquelle nous étions ici pour accueillir le ministre Dufour», a expliqué Christian Daigle, président général du SFPQ. 

Les employés «ont des salaires quasi dérisoires, a rappelé Caroline Bouffard. Ils demandent plus que 1% d’augmentation.»

Le PDG de la Sépaq, Jacques Caron, s’est dit surpris et déçu que les employés lancent des avis de grève aussi rapidement. «Les salaires sont très compétitifs. Ils reflètent les salaires de l’industrie.» 

Les échelles salariales de plusieurs des 9 conventions collectives des employés de la Sépaq commencent en deçà du salaire minimum, selon M. Daigle. En vertu d’une hausse du salaire minimum toutefois, une clause stipule que les employés doivent être rémunérés «un peu au-dessus». «Quand on parle de gros salaires à la Sépaq, on n’est pas là du tout.» 

Le syndicat et la partie patronale se sont montrés ouverts à la négociation.