Mercredi matin, le Service de protection contre l’incendie, la Sécurité civile et un ingénieur de la Ville se sont rendus sur place pour s’assurer que le 1467, Marie-Rollet ne s’écroule pas.

Un immeuble qui menace de s’effondrer dans Saint-Sacrement prive des voisins de leur logement

Pour une deuxième fois en un mois, la Ville de Québec a dû inspecter d’urgence un immeuble de deux étages qui menace de s’effondrer dans le quartier Saint-Sacrement, en plus de faire vivre un calvaire à des voisins.

Vers 8h30, un voisin a signalé aux autorités que plusieurs briques se détachaient de la façade du bâtiment inoccupé de deux étages, situé au 1467, Marie-Rollet. Le Service de protection contre l’incendie, la Sécurité civile et un ingénieur de la Ville se sont rendus sur place pour s’assurer que le bâtiment ne s’écroule pas.  

Ils ont fait élargir le périmètre de sécurité déjà en place jusqu’au trottoir, «à cause de l’instabilité du bâtiment», explique Bill Noonan, porte-parole des pompiers de Québec. 

C’est la deuxième fois en un mois que la Ville doit intervenir à cet endroit. Le 7 décembre, à la suite de travaux effectués au sous-sol, un mur mitoyen avec l’immeuble voisin se serait affaissé. 

L’ingénieur de la Ville avait demandé à l’entrepreneur qui possède l’immeuble d’effectuer des travaux pour solidifier la structure. Des poutres ont été installées depuis. Mais «les travaux ne sont pas encore complétés», précise M. Noonan. 

Mercredi, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) s’est aussi rendue sur place pour évaluer les mesures de sécurité requise pour la reprise du travail sur le chantier. 

Évacués depuis un mois

La menace d’effondrement du 1467, Marie-Rollet, est un calvaire pour les voisins de gauche, qui partagent un mur mitoyen avec l’immeuble en rénovation.

Évacués depuis un mois, les occupants sont privés de leurs logements. Ils n’ont pas le droit de pénétrer à l’intérieur du périmètre de sécurité et ne peuvent pas entrer chez eux pour récupérer leurs affaires, indique M. Noonan. 

Les propriétaires de cet immeuble, un couple d’octogénaires, n’en peuvent plus. «Ma mère m’appelle en larmes», dit son fils, qui habite Toronto et qui a préféré ne pas être identifié. «La compagnie d’assurance refuse d’aider ou de faire quoi que ce soit», ajoute-t-il. 

Il affirme que ses parents sont contraints de vivre coincés dans un appartement beaucoup plus petit, au sein d’un autre immeuble à logements appartenant au propriétaire de l’immeuble qui menace de s’écrouler. 

Avant d’être évacués, ses parents avaient commencé à être inquiets des répercussions des travaux menés chez leur voisin. Ils entendaient «des craquements, des bruits terribles» dans leur immeuble, dit leur fils.

«Mes parents sont retraités, n’ont pas beaucoup de sous, n’ont pas d’argent pour payer un avocat pour poursuivre», dit-il. «C’est complètement ridicule cette histoire-là».