Le Château Frontenac fête cette année son 125e anniversaire.

Un hymne pour le Château signé Steve Barakatt

Le pianiste Steve Barakatt, choisi pour composer l’hymne officiel du Château Frontenac, qui célèbre cette année son 125e anniversaire, compte trouver l’inspiration dans le riche passé de l’établissement et dans l’écoute de tous ces gens, connus ou inconnus, qui possèdent des souvenirs rattachés à l’endroit.

«Au-delà du symbole qu’il représente pour notre belle ville, le Château c’est aussi des histoires pour beaucoup de gens, explique le compositeur de 44 ans. Depuis que j’ai reçu la commande, des gens m’arrêtent dans la rue pour me parler de leur mariage à cet endroit ou des soirées où ils allaient y danser.»

Le pianiste compte également mettre en évidence le «rôle pilier» du Château non seulement pour la Ville, mais pour «le pays au complet», l’hôtel ayant été construit par une compagnie nationale de chemins de fer , en l’occurrence le Canadien Pacifique. «Je veux faire voyager le Château en musique.»

Résident du Vieux-Québec, Steve Barakatt possède lui-même un lien privilégié avec l’établissement de réputation internationale. «Je le vois de ma maison à chaque matin. C’est très significatif.»

Steve Barakatt

Peu de temps 

Le temps commence à presser. Il lui reste environ deux mois pour coucher ses notes sur papier et commencer à répéter avec l’Orchestre symphonique de Québec, en vue de la première du gala musical, en avril, dans la salle de bal du Château, auquel participeront «plusieurs artistes de renom» selon la direction de l’établissement.

Pour le moment, l’œuvre devrait être exclusivement instrumentale, mais le pianiste n’exclut pas la possibilité de faire appel à un chœur. «C’est fort probable. Un chœur de 125 personnes (pour le 125e anniversaire) serait très à-propos», conclut-il.

Cette association musicale avec le Château constitue un autre contrat d’importance pour Steve Barakatt. Il avait été choisi l’an dernier pour composer l’hymne officiel de la future ville de Saemangeun, le «Dubaï sud-coréen», qui doit voir le jour d’ici 2030.