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Le maire de Québec a livré mardi sa vision de ce qu’il appelle une «programmation réaliste» dans le contexte des mesures sanitaires actuelles et de l’incertitude qui règne sur l’évolution de la pandémie en cours d’été.
Le maire de Québec a livré mardi sa vision de ce qu’il appelle une «programmation réaliste» dans le contexte des mesures sanitaires actuelles et de l’incertitude qui règne sur l’évolution de la pandémie en cours d’été.

Un été festif pour les petits, moins pour les grands… événements [VIDÉO]

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
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La Ville de Québec mise sur les petites prestations artistiques en tout genre pour animer les quartiers de ses six arrondissements. Elle y consacrera 5 millions $ à travers 500 activités. Pour les grands, l'été risque d'être difficile, à moins de se réinventer en mode présentiel.

Le maire de Québec a livré mardi sa vision de ce qu’il appelle une «programmation réaliste» dans le contexte des mesures sanitaires actuelles et de l’incertitude qui règne sur l’évolution de la pandémie en cours d’été. 

Son administration opte donc pour présenter de mai à octobre une multitude d’événements à l’échelle des quartiers. Les activités porteront la signature Québec animée - On se donne un air d’été. Au menu : aménagements publics comme le retour des rues piétonnes et festives, des places éphémères et des parcs conviviaux; des installations artistiques et culturelles; des microprestations spontanées et déambulatoires. Pour Régis Labeaume, il faut faire travailler les artistes qui sont parmi ceux qui souffrent le plus des restrictions imposées.

Le directeur général et artistique de Premier acte, Marc Gourdeau, est confiant que les projets proposés respecteront les exigences gouvernementales. «Les artistes connaissent les normes sanitaires. On est hyperconscient de ça quand on crée», lance celui qui participait à l’annonce faite mardi.

Le virtuel n’a plus la cote

Du même souffle, le maire a avisé les promoteurs des grands événements que la Ville ne s’engage plus financièrement dans les programmations à majeure partie ou uniquement virtuelles, comme c’était le cas au cours de la dernière année. Les événements dont certaines activités créent une concurrence commerciale déloyale aux bars et aux restaurateurs seront aussi mis de côté. 

Selon lui, l’été est peu propice aux activités virtuelles. Il serait donc inutile de financer des projets qui forceraient les gens à passer leur soirée devant un écran. «C’est un repositionnement de la Ville face aux grands événements», résume M. Labeaume.

Enfin, les programmations soumises par les promoteurs devront être «covidproof», insiste le maire. Il sera donc hors de question de financer des événements à haut potentiel de risques ou d’annulation. Malgré tout, la Ville réserve 4 millions $ pour toute bonne idée qui respecterait les critères énoncés.

Enfin, ce retrait du financement ne signifie pas un refus d’aider les grands événements à traverser la crise, conclut le maire.