Le Cosmo, un projet de 50 logements qui devait être construit en lieu et place de l'ancienne quincaillerie Cantin et d'un immeuble existant de la rue Christophe-Colomb Est, a récemment fait l'objet d'une revendication artistique de l'artiste de Québec Wartin Pantois, qui dénonce que les locataires de l'époque aient été évincés pour faire place au projet de la firme Synchro.

Un entrepreneur se défend d'embourgeoiser le centre-ville

L'entrepreneur George Blouin, président de Synchro, s'inscrit en faux contre ceux qui l'accusent de contribuer à l'embourgeoisement du centre-ville par ses projets immobiliers, dont celui du quartier Saint-Roch, récemment visé par un artiste de Québec.
M. Blouin assure vouloir «offrir un produit pour la population» des secteurs où sont construits ses projets. «On pourrait vendre nos condos plus chers et faire plus de profits, mais c'est pas dans notre vision d'affaires», ajoute-t-il.
Le Cosmo, son projet de 50 logements qui devait être construit en lieu et place de l'ancienne quincaillerie Cantin et d'un immeuble existant de la rue Christophe-Colomb Est, a récemment fait l'objet d'une revendication artistique de l'artiste de Québec Wartin Pantois, qui dénonce que les locataires de l'époque aient été évincés pour faire place au projet de la firme Synchro.
«Sachez que les locataires n'ont pas été évincés et qu'ils ont quitté sur un commun accord, et ce, en échange d'un dédommagement monétaire représentant près d'une année de loyer par individu», répond au Soleil M. Blouin.
Selon la Régie du logement, «la loi permet au locateur d'un logement d'en évincer le locataire pour en changer l'affectation». C'est ce qui s'est produit dans le cas du projet Le Cosmo. Mais le tout ne s'est pas fait de manière «brutale» ou «sauvage», assure l'entrepreneur, pour qui l'article du Soleil à propos de la plus récente oeuvre de Wartin Pantois laissait croire que les locataires avaient été maltraités dans le processus.
Une maquette du projet Le Cosmo
Un «terrain d'entente»
«Pour sortir les résidents, il fallait les dédommager ou trouver un terrain d'entente. On les a tous rencontrés. [...] De gré à gré, on a négocié, et tout le monde a signé», raconte M. Blouin.
Pourquoi, trois ans plus tard, n'y a-t-il donc toujours pas de projet visible dans le secteur?
«La commercialisation a débuté en 2013. C'est l'époque où l'immobilier a chuté», explique George Blouin. À la suite d'un nombre insuffisant de préventes réalisées, le projet a été mis sur la glace, 
puisque l'idée d'un Programme particulier d'urbanisme (PPU), «qui [allait] créer une [nouvelle] fiche de contrainte pour le zonage», a pris forme, le tout «gelant le terrain au niveau du permis».
«Avoir su [qu'un projet de PPU serait lancé], c'est clair qu'on aurait fait ça différemment», conclut-il.