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Régis Labeaume a livré ses commentaires à chaud, seulement une heure après la présentation du budget. «Notre analyse s’est fait à la vitesse grand V.  
Régis Labeaume a livré ses commentaires à chaud, seulement une heure après la présentation du budget. «Notre analyse s’est fait à la vitesse grand V.  

Un budget COVID «responsable», juge Labeaume

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
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Le maire de Québec, qui s’attendait à peu en ces temps de pandémie, estime que le ministre des Finances a présenté un budget «responsable». Sur la rive voisine, son homologue Gilles Lehouillier comprend le choix du gouvernement d’axer ses énergies en santé et en éducation.

Régis Labeaume a livré ses commentaires à chaud, seulement une heure après la présentation du budget. «Notre analyse s’est faite à la vitesse grand V.  Notre compréhension est que c’est un budget COVID. On peut le qualifier de responsable. Le gouvernement fait bien de prendre sept ans pour retourner à l’équilibre budgétaire. Ce n’est pas l’occasion de se comporter en «droite plus-plus» avec l’obsession de l’équilibre budgétaire. Ce n’est pas le temps de s’énerver et de ne voir qu’un chiffrier», explique-t-il.

Le principal projet d’infrastructures inscrit au budget s’élève à 146 millions $. Il concerne le projet d’électrification des transports du Réseau de transport de la Capitale (RTC). À ce sujet, son président, le conseiller Rémy Normand, se réjouit que les trois projets immobiliers du Réseau de transport soient retenus. L’un d’eux touche l’acquisition d’un troisième garage, au parc industriel Frontenac, qui s’ajoute à ceux de la rue Armand-Viau et de Lebourgneuf.  

Le dossier du transport en commun mis à part, c’est le calme plat au chapitre des infrastructures. 

Tellement, que le maire s’est dit heureux de voir «augmenter l’offre de services sportifs» grâce aux 20 millions$ versés dès cette année pour la construction d’un centre de tennis de calibre national à l’Université Laval. Le projet consiste dans la construction, en annexe du pavillon de l’éducation physique et des sports, de 16 terrains intérieurs et extérieurs.

Qu’importe, la récente entente avec la CAQ pour lancer les travaux du tramway le comble. «Je choisis le tramway au plus sacrant», lance Régis Labeaume, faisant allusion au fait que ce projet de 3,3 milliards, parmi tout autre, est nécessaire pour relancer l’économie.

Autrement, Régis Labeaume est satisfait que le fonds créé à partir de la taxe sur l’essence soit reconduit pour un an. La Ville recevra 35 millions$.

Enfin, le maire souligne l’effort supplémentaire 8 millions$ fait par Québec pour aider les commerçants dans le cadre de la pandémie. Une autre somme de 5 millions$ servira uniquement à l’aide aux commerces du centre-ville. À ce jour, 800 commerçants, dont la moitié sont des restaurateurs, ont joui de cet appui financier.

La seule déception sentie est au chapitre du logement social. Dès cette année, les coffres de la Ville seront à sec pour construire de nouvelles unités, faute d’une aide bonifiée.

Un tunnel, toujours sans argent

Ceux qui pensaient avoir le début d’un soupçon de réponse sur le coût d’un éventuel tunnel Québec-Lévis devront encore patienter. Le plan québécois des infrastructures déposé lors du budget fait mention du projet reliant les deux centres-villes, sans y associer aucune somme, même partielle. Au gouvernement, on explique l’absence d’un montant du fait que le projet est encore à l’étape de la planification. Il reste encore un an au gouvernement Legault pour tenir sa promesse d’une première pelletée de terre avant la fin de son premier mandat.

Pour Gilles Lehouillier, ardent défenseur d’un troisième lien, il n’y a aucune inquiétude à avoir. «Ils ont maintenu le tunnel en mode planification. Je pense que le gouvernement souhaite faire l’évaluation complète et attendre encore un peu avant de l’annoncer», évalue-t-il.

D’autre part, il se réjouit du projet de quelque 50 millions$ d’un nouveau bloc opératoire et d’une nouvelle unité d’endoscopie de l’Hôtel-Dieu de Lévis. Tout comme il est enthousiaste à l’idée de voir coucher sur le papier (et documents PDF) l’élargissement des voies réservées pour les autobus sur le boulevard Guillaume-Couture et l’élargissement à trois voies de l’autoroute 20.

Comme M. Labeaume, le maire de Lévis reste sur son appétit au chapitre de l’absence de fonds pour les logements sociaux, mais aussi pour l’amélioration des infrastructures sportives. Il rappelle que la CAQ a refusé une demande de subvention pour l’ajout d’une seconde glace à l’aréna de Lévis parce que l’enveloppe pour ce type de projet était vide.

«C’est un budget pandémie. On a mis beaucoup d’effort pour la santé et l’éducation. Il fallait s’y attendre», conclut-il.