Un 409e anniversaire de Québec sur fond d'attentat

Le maire Régis Labeaume a fait un copier-coller, en essence, de son discours prononcé l'an dernier lors de la cérémonie du droit de cité à l'occasion du 409e anniversaire de la Ville de Québec. Non par paresse, mais parce que l'actualité a rattrapé les élus municipaux avec l'attentat du 29 janvier à la grande mosquée de Québec.
«L'an dernier, on avait retenu de mon discours devant vous la phrase suivante: "Il y a encore quelques jours le terrorisme a frappé à Istanbul, comme il l'a fait a Paris et à Bruxelles plus tôt cette année (2016). Encore une fois ces tristes événements nous rappellent que nous ne sommes plus nulle part en sécurité», a-t-il rappelé aux soldats du 22e Régiment et une foule de quelques centaines de personnes réunis devant l'Hôtel de Ville. 
«En les relisant aujourd'hui, ces paroles prennent un tout autre sens surtout après la tragédie du 29 janvier dernier à la grande mosquée de Québec, a enchaîné M. Labeaume. Changez le nom des villes par Manchester, Londres et malheureusement Québec et c'est toute notre actualité.»
Le maire a profité de l'occasion pour remercier les services de police, les employés municipaux, ceux du réseau de la santé qui «ont travaillé « avec humanité et diligence lors de ce tragique événement», demandant aux gens présents de les applaudir.
La cérémonie du droit de cité est une permission que demande au maire le commandant de bataillon pour faire défiler ses troupes armées dans les rues de la Ville. «La prémisse est qu'il n'est pas normal et habituel de déambuler  en ville avec une arme n'en déplaise à la National Rifle Association», a lancé le maire, qui n'en était pas à sa première salve contre le lobby américain en faveur du port d'armes à feu. 
En juin 2016, il avait tenu un discours virulent à la suite de la tuerie dans un bar d'Orlando contre des membres de la communauté gaie. «Je présume que les fous furieux de la National Rifle Association vont trouver une autre justification et quelques républicains», avait-il laissé tomber à propos de cette organisation.
Le maire a aussi profité du droit de cité pour exprimer sa fierté et sa reconnaissance pour le travail des militaires à travers le monde «pour défendre nos valeurs de liberté, d'égalité de respect qui sont les bases de notre société démocratique», insiste-t-il.
Enfin, il a conclu en encourageant le dialogue, l'ouverture, le rapprochement et la sensibilisation au vivre ensemble de façon sécuritaire et égalitaire entre tous les citoyens «peu importe leur sexe leur religion leur orientation sexuelle, leurs conditions de vie ou même leur héritage culturel.» Des valeurs qui, selon lui, sont toujours nécessaires de rappeler en 2017.