Le ministre des Transports François Bonnardel
Le ministre des Transports François Bonnardel

Tunnel Québec-Lévis : Bonnardel à la recherche de solutions

Le ministre des Transports, François Bonnardel, affirme lui-même que l’un des défis du nouveau tunnel reliant les deux centres-ville de Québec et de Lévis est de trouver les meilleures pistes de solution pour déterminer la sortie sur l’autoroute Laurentienne.

Le grand patron des Transports a commenté une première fois, jeudi matin, le tracé maintenant envisagé par son gouvernement. «Ça va être important de vous dévoiler dans les prochaines semaines le portrait complet du tracé et les tenants et aboutissants et ce que vous avez vu comme possibles stations additionnelles qui vont se connecter sur le réseau structurant», a-t-il lancé en marge d’un caucus présessionnel de la Coalition avenir Québec à Saint-Sauveur.

Interrogations du maire

«Vous comprendrez qu’on va travailler énormément avec la Ville de Québec», a ajouté le ministre. La veille, Régis Labeaume s’était pour la première fois réjoui de l’annonce d’un troisième lien. Contrairement au précédent tracé, il dit être d’accord avec le principe qui bonifiera «son» projet de tramway, sans pour autant donner carte blanche au ministère des Transports.

«Il y a aussi certains points d’interrogation de la part du maire sur la sortie du tunnel», a évoqué M. Bonnardel lors de sa mêlée de presse matinale. Le défi, c’est de ne pas augmenter la congestion routière et de travailler avec la Ville de Québec pour trouver les meilleures pistes de solutions pour les sorties sur Laurentienne», reconnaît-il.

Le porte-parole du Bureau de projet sur le troisième lien, Guillaume Paradis, ne pouvait en dire davantage sur l’endroit exact projeté pour la sortie du tunnel et la construction d’un échangeur. «C’est un plan de travail. C’est loin d’être définitif.»

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La seule information disponible est celle diffusée par le maire de Québec, Régis Labeaume. Mercredi, il confiait à la presse que la sortie devrait être située «quelque part entre la rue du «Prince-Édouard et le stade Canac».

M. Paradis ne veut pas davantage se perdre en conjectures. Par exemple, s’il n’était pas plus sage de prolonger le tunnel au-delà de la rue Soumande où le tissu urbain est moins dense.

«Un changement modal»

De plus, il rejette l’idée qu’un lien entre les centres-ville entraînera assurément une hausse du trafic automobile. Le ministère des Transports évalue le débit journalier moyen annuel à 39 000 véhicules pour les directions nord et sud. 

«On ne peut pas juste dire que ça va amener plus de trafic. Il va y avoir plein de modifications de transports. Il va y avoir un stationnement incitatif à Monseigneur-­Bourget (sur la rive sud). Il va y avoir un changement modal (de l’auto à l’autobus). C’est le pari qu’on fait», explique-t-il, étant donné que le projet de tunnel prévoit une interconnexion avec le réseau structurant à place ­D’Youville, au jardin Jean-Paul-L’Allier et au pôle d’échange Saint-Roch, face au Stade Canac. 

Le nouveau tunnel d’environ 4 milliards de dollars, selon une estimation dévoilée par le maire de Québec, écarte la première mouture du projet de juin 2019. Le lien était d’environ 6,5 km, 10 km incluant les approches en surface, et reliait les deux rives à partir de l’autoroute 20 à la hauteur de la route Lallemand, au boulevard Sainte-Anne à la jonction de l’autoroute Félix-Leclerc, en passant sous la pointe ouest de l’île d’Orléans.