L’aménagement d’un pont-tunnel autoroutier Québec-Lévis nécessitera la construction d’immenses tours d’aération près des extrémités et au centre. Donc sans doute une sur la Rive-Sud, une dans le secteur Saint-Roch et l’autre... dans le quartier historique du Petit Champlain (photo)?
L’aménagement d’un pont-tunnel autoroutier Québec-Lévis nécessitera la construction d’immenses tours d’aération près des extrémités et au centre. Donc sans doute une sur la Rive-Sud, une dans le secteur Saint-Roch et l’autre... dans le quartier historique du Petit Champlain (photo)?

Troisième lien: une immense tour de ventilation dans le Petit Champlain?

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
L’aménagement d’un pont-tunnel autoroutier Québec-Lévis nécessitera la construction d’immenses tours d’aération près des extrémités et au centre. Donc sans doute une sur la Rive-Sud, une dans le secteur Saint-Roch et l’autre... dans le quartier historique du Petit Champlain?

C’est la question posée au Salon bleu de l’Assemblée nationale, mercredi, par le député libéral et porte-parole de l’opposition officielle en matière de transports, Gaétan Barrette.

Question toujours sans réponse, alors que le ministre des Transports, François Bonnardel, répète depuis le dévoilement du nouveau tracé du troisième lien centre-ville à centre-ville, il y a deux semaines, que «toutes les informations seront données en temps et lieu».

Le pont-tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, structure de 1,4 km reliant Montréal à Longueuil, comporte quatre puits de ventilation. Il a été construit dans les années 1960.

Le futur troisième lien sous-fluvial Québec-Lévis devrait mesurer 7,8 km.

«La base est de la grosseur d’une maison et ça va jusqu’à 10 étages au-dessus du sol. Alors, [s’il y en a quatre] pour un tunnel qui a 1,4 km de long, on peut se demander combien il va y en avoir pour un tunnel de 9 km [longueur de l’ancien tracé plus à l’est]. Il va-tu y en avoir deux fois plus, trois fois plus, quatre fois plus? Ça va-tu être des plus grosses tours que celles qu’on a actuellement?» lance M. Barrette, avec sa verve habituelle.

Le député libéral se questionne sur l’emplacement de ces futures tours qui serviront à évacuer le monoxyde de carbone produit par les véhicules et la fumée, dans l’éventualité d’un incendie.

Le ministre Bonnardel estime que M. Barrette «souhaite faire déraper ce projet de par ses questions» répétées et pointues.