Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier

Troisième lien: Lehouillier veut élargir la table

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, veut changer la dynamique au comité consultatif du bureau de projet du troisième lien. Il soutient que les préfets des MRC «limitrophes» à Québec et Lévis, chez qui il a plusieurs alliés, devraient avoir voix au chapitre.

M. Lehouillier profitera de la rencontre du comité consultatif, prévue vendredi, pour réclamer la présence de plus d’élus touchés par la construction — ou la non-construction — d’un éventuel troisième lien routier entre les deux rives, qu’il souhaite à l’est. «Ce n’est pas un projet Québec-Lévis, c’est un projet région de Québec et Chaudière-Appalaches», a-t-il plaidé mardi soir en marge d’une séance du conseil municipal. 

Gilles Lehouillier anticipe que la dynamique de cette rencontre, qu’il réclamait sans relâche depuis avril, sera un peu «spéciale» puisque seuls deux maires, dont lui-même et son homologue de Québec Régis Labeaume, seront assis devant trois ministres, soit Véronyque Tremblay, ministre déléguée aux Transports, Sébastien Proulx, ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, et Dominique Vien, ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches. «Une grosse quincaillerie» pour «peu de maires et d’interlocuteurs concernés», a-t-il dit. 

Il demandera donc à ce que les MRC aient un siège à la table. «On aimerait que le cadre du comité consultatif soit élargi. [...] Si c’est possible de le faire, tant mieux.» 

Le maire de Lévis peut compter sur plusieurs alliés dans les MRC ciblées. La MRC de Bellechasse, la MRC de la Nouvelle-Beauce et la MRC de la Côte-de-Beaupré se sont toutes positionnées en faveur d’un troisième lien autoroutier entre Québec et Lévis. L’une des MRC dissidentes est celle de l’île d’Orléans, où l’on craint qu’un projet de troisième lien à l’est ne vienne dénaturer l’endroit. Contrairement aux trois autres, M. Lehouillier n’en a pas fait mention mardi. 

Approche positive

Après en avoir présenté publiquement 54 il y a deux semaines, Gilles Lehouillier reviendra à la charge, vendredi, avec une nouvelle série de questions sur le bureau de projet et le mandat de l’étude d’opportunité.

Malgré les réponses fournies en moins de 24 heures par la ministre Véronyque Tremblay, il juge toujours que le devis de l’étude est «flou» et «incohérent» avec le discours politique des libéraux. 

Le maire de Lévis assure qu’il se présentera à la réunion du comité consultatif avec une attitude «positive». Son objectif demeure le même: obtenir la garantie que le bureau de projet travaille pour la construction du troisième lien, comme son nom l’indique. «On veut l’assurance qu’on se dirige vers un nouveau lien autoroutier», a répété le maire de Lévis, qui martèle que le mandat est trop large et s’attarde à trop de solutions qui «n’ont rien à voir» avec un pont ou un tunnel qui relierait les deux rives. 

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LE CONSORTIUM PWC-ARUP RENCONTRÉ PAR LE MAIRE MERCREDI

C’est ce mercredi, vers midi, que le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, verra pour la première fois le projet de métro aérien du consortium formé de PricewaterhouseCoopers (PwC) et d’Arup. 

Le projet de construction de 61 kilomètres de voies aériennes, dont 19 km à Lévis, a été rejeté d’emblée par la Ville de Québec l’été dernier. Pour une raison qui échappe encore au maire de Lévis, personne n’était venu frapper à sa porte pour lui en faire la présentation. 

Maintenant de notoriété publique puisque coulé dans Le Journal de Québec il y a deux semaines, M. Lehouillier aura enfin l’occasion de poser ses questions aux représentants du consortium. «Je veux aller voir cette option-là», a dit le maire de Lévis, mardi. Il sera accompagné par Marie-Lise Côté, qui préside le bureau d’étude sur la mobilité durable à Lévis. 

M. Lehouillier y va à titre informatif, a-t-il précisé. D’un autre côté, il ne cache pas qu’il pourrait y puiser des munitions en vue de la rencontre du comité consultatif du bureau de projet du troisième lien, ce vendredi.