Les conseillers Jean-François Gosselin et Stevens Melançon lors de l'annonce d'une étude d’opportunité sur un troisième lien routier entre Québec et Lévis.

Troisième lien: Labeaume responsable des délais, selon Gosselin

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, accuse le maire Régis Labeaume d’avoir ralenti le processus sur la faisabilité d’un troisième lien à cause de son manque de leadership.

«Le maire veut qu’on lui prouve qu’il y a un gain net. Le leadership de M. Labeaume a fait défaut là-dedans», a lancé d’entrée de jeu M. Gosselin, lundi, avant d’assister à son premier conseil municipal. Il réagissait à la conférence de presse tenue le matin sur l’échéancier et les objectifs fixés par le bureau de projet sur un 3e lien.

M. Gosselin soutient fermement que les propos du maire contre la pertinence d’un troisième lien dans l’est de la ville prolongent l’échéancier. «Je pense que si le maire n’avait pas dit ça, on serait en train de parler comment serait le projet et comment relier le réseau autoroutier au troisième lien.» 

Dans l’ensemble, il se dit satisfait de l’annonce faite par le gouvernement du Québec. «On était content de parler du troisième lien. On prend un peu le crédit. Clairement, Qc21 a fait preuve de leadership», s’est-il félicité. 

Il retient surtout, ajoute-t-il, que la ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, s’est montrée ouverte à un nouveau lien dans l’est. «En 2020, on va venir nous confirmer qu’on a besoin d’un troisième lien et qu’il sera à l’est. C’est ce que j’ai compris de la ministre Tremblay. Elle semblait bien confiante.» Pendant le conseil, le maire Labeaume a nié retarder le processus et qu’il faut simplement respecter l’échéancier obligatoire lié aux grands projets gouvernementaux.