Troisième lien: Labeaume préfère toujours l’ouest

Le maire de Québec a réitéré sa préférence pour un lien routier dans l’ouest de la ville plutôt que dans l’est.

Régis Labeaume a réagi mercredi au lendemain de la présentation par le gouvernement du Québec des cinq corridors à l’étude par le bureau de projet pour l’implantation d’un troisième lien entre Québec et Lévis.

«Vous connaissez mon discours. Soixante-quinze pour cent des gens de la rive sud qui traversent à Québec s’en vont à l’ouest. L’avenir du développement économique à Québec, ça se passe à l’ouest. Ce n’est pas qu’on n’aime pas l’est, mais c’est plus résidentiel», explique-t-il.

«On part un autre parc technologique avec Simons [Espace innovation Chauveau] et il y en a un à Saint-Augustin. Qu’on ouvre une perspective dans l’ouest, je trouve ça intéressant», ajoute-t-il.

Indirectement, il s’est porté à la défense de l’échéancier proposé par le gouvernement Couillard, qui entrevoit le début d’une construction au plus tôt en 2026. «Ça fait huit ans qu’on travaille à accumuler des données sur le tramway. Ça fait que quand on va donner des contrats, on va avoir des économies», a-t-il lancé.

Critiques

Mercredi, la ministre déléguée aux Transports, Véronique Tremblay, a dévoilé les premiers faits saillants de l’étude d’opportunité pour l’implantation d’un nouveau lien routier entre Québec et Lévis. Elle a identifié cinq corridors potentiels entre les deux rives dont quatre sont situés à l’est des ponts.

Ces cinq corridors pourraient relier : la route Lagueux à Saint-Nicolas et l’ouest de l’autoroute 40; l’avenue Taniata à Saint-Jean-Chrysostome et l’autoroute Robert-Bourrassa; le secteur Valéro à Saint-Romuald et l’autoroute Laurentienne; le secteur du chantier Davie à Lauzon et l’autoroute Félix Leclerc; et la route Lallemand, toujours à Lauzon et l’autoroute Dufferin-­Montmorency, en passant par la pointe de l’île d’Orléans.

La critique est vite arrivée. Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, comme le député caquiste Éric Caire et le chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Québec, Jean-François Gosselin, considèrent l’échéance beaucoup trop éloignée. Pour eux, le choix est clair : la région a besoin d’un troisième lien à l’est. Et rapidement.


« Soixante-quinze pour cent des gens de la rive sud qui traversent à Québec s’en vont à l’ouest »
Régis Labeaume

Le ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sébastien Proulx, a défendu, mercredi, la démarche de son gouvernement. «C’est certain que les gens aimeraient que ça aille plus rapidement. Mais vous avez entendu le directeur du bureau de projet. Ce n’est pas possible de commencer ça dans les quatre prochaines années.» 

Pour lui, il est impensable, comme le souhaiteraient plusieurs, de choisir un corridor pour «sauver du temps». «Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Le processus est déjà commencé. Il y aura déjà deux corridors d’éliminés d’ici la fin de l’année. Maintenant, profitons collectivement de l’occasion pour réfléchir à la mobilité dans l’ensemble de la région. Ce n’est pas juste un enjeu de troisième lien.»