«Permettez-moi de rappeler aux citoyens de Beauport et de Charlesbourg que dans l’état actuel des choses (…) c’est 7000 véhicules le matin qui vont aller ou sur Dufferin-Montmorency ou sur Félix-Leclerc/de la Capitale», a déclaré Régis Labeaume.

Troisième lien: Labeaume avertit les citoyens de Beauport et Charlesbourg

«D’autres questions?» C’est la formule qui signe habituellement la fin de la période de questions des journalistes. Mais lundi, le maire sortant Régis Labeaume a lui-même relancé les échanges avec un «rappel» aux citoyens de Beauport et de Charlesbourg sur les dangers d’un troisième lien routier Québec-Lévis. Un sondage publié il y a quelques jours prédit de chaudes luttes dans ces secteurs.

«Permettez-moi de rappeler aux citoyens de Beauport et de Charlesbourg que dans l’état actuel des choses (…) c’est 7000 véhicules le matin qui vont aller ou sur Dufferin-Montmorency ou sur Félix-Leclerc/de la Capitale. Ça c’est incontournable», a déclaré le chef d’Équipe Labeaume au sortir d’une conférence de presse sur le logement social.

Il a fait remarquer qu’il y avait déjà des problèmes d’embouteillage sur ces deux importantes artères. «Il n’y a personne qui va gagner, tout le monde va perdre», a-t-il martelé. 

Un sondage réalisé par Léger pour le compte du Journal de Québec établissait en fin de semaine que la lutte électorale serait plus intense dans Beauport et Charlesbourg. M. Labeaume n’a pas voulu commenter, mais a ironisé en disant que sa sortie était le fruit du «hasard». 

Interrogé à savoir s’il craignait de perdre des districts, il a répondu : «Je ne crains rien. Il y a des batailles et on travaille fort.» Aux conseillers municipaux visés, il recommande de rappeler aux électeurs qu’«il y a 7000 voitures qui s’en viennent dans le trafic pis ils vont être les premiers qui vont écoper». 

Ses statistiques, le maire les puise dans une analyse réalisée par le Bureau du transport et de la mobilité intelligent de la Ville de Québec dévoilée quelques jours avant les élections. «Ces 7000 là, ils vont arriver sur le réseau à Québec. Il y a deux façons : ou ils s’en vont sur la 138 à l’est, ce qui va être assez marginal, ou ils s’en vont en ville en passant par Dufferin-Montmorency ou ils s’en vont n’importe où sur le reste du territoire en passant par Félix-Leclerc/de la Capitale», dit-il. 

Comme les fonctionnaires sont partis des plus récentes données de l’enquête origine-destination datant de 2011, le politicien pense que «ça peut juste être pire en 2017». «Ajoutez dix ans pour la construction» d’un pont ou d’un tunnel et ça devrait représenter 10 000 à 15 000 véhicules de plus sur les routes de Québec, tente-t-il. «Et je vous épargne la circulation de transit dans les rues.» 

«Moi je veux juste que les gens soient conscients de ça. Le reste, ils décideront ce qu’ils voudront», a conclu le maire.