La Ville a dans sa mire 44 lieux à travers son territoire où des jardins communautaires pourraient pousser d’ici 2023.

Trois jardins communautaires poussent à Québec

La Ville de Québec confirme que trois nouveaux jardins communautaires verront le jour d’ici l’automne.

Ces jardins sont la Ruche Vanier, le Domaine de Maizerets et La Comtoise. Le projet au Domaine Maizerets servira d’ailleurs de vitrine afin que les citoyens puissent le visiter et s’inspirer pour proposer des projets. 

L’entente conclue entre la Ville de Québec, les Urbainculteurs et Nature Québec s’inscrit dans le financement de 4,3 millions $ déjà prévu dans le plan triennal d’immobilisation 2018-2019-2020 pour différentes initiatives en matière d’agriculture urbaine. 

«Les futurs projets priorisés seront choisis en fonction de leur situation géographique, on parle aussi de mieux densifier et d’allier mixité culturelle, sociale et intergénérationnelle», a souligné le maire Régis Labeaume, dimanche, en point de presse. 

La Ville a également dans sa mire 44 lieux à travers son territoire où des jardins communautaires pourraient pousser d’ici 2023. 

«C’est extraordinaire, on est vraiment content de pouvoir contribuer à la mise en place de ces jardins. C’est très attendu de la part des citoyens de la ville. On compte sur les citoyens pour contribuer à l’émergence de ces jardins communautaires», a commenté le directeur général des Urbainculteurs, Johann Girault. Ce dernier a rappelé qu’il y a deux ans, plus de 700 personnes figuraient sur les listes d’attente pour participer aux activités d’un jardin communautaire à Québec. 

La Ville ferait preuve d’ouverture, d’après Nature Québec, qui collabore aussi avec l’administration municipale sur le projet des ruelles vertes. «C’est important aujourd’hui de faire la promotion de l’alimentation locale et de densifier les villes par ce mode de fonctionnement au niveau de l’alimentation», a réagi le coordonnateur du programme Milieux de vie en santé chez Nature Québec, Cyril Frazao. 

Créer une quarantaine de jardins d’ici six ans représente certes un défi, notent MM. Frazao et Girault, qui sont prêts à se retrousser les manches pour assurer le succès de l’expérience. «Il va falloir faire la promotion de la qualité d’un jardin plutôt que de la quantité», a ajouté M. Frazao, soulignant le rôle des Urbainculteurs à aider la Ville à cibler des quartiers où les besoins sont plus importants. 

Selon un décompte réalisé par Le Soleil, la Ville de Québec compte présentement 28 jardins communautaires et collectifs sur son territoire. Il en coûte en moyenne 25 $ pour un lot. 

L’annonce de dimanche a eu lieu en marge de la 9e présentation de la fête des semences, à l’Université Laval.