Les trois édifices forment un grand carré bordé par le boulevard Monseigneur-Gauthier et l’avenue Jean-de-Clermont, puis complété par le Parc-O-Bus D’Estimauville du boulevard Sainte-Anne.

Trois entrepôts du secteur D’Estimauville démolis pour le futur «pôle d’échange» du RTC

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) ne perd pas de temps. Sitôt complété l’achat de trois entrepôts du secteur D’Estimauville, il entreprend leur démolition pour laisser le champ libre à la construction d’un futur «pôle d’échange» où les usagers pourront transférer d’un trajet d’autobus à l’autre ou sauter dans un trambus.

Ces édifices forment un grand carré bordé par le boulevard Monseigneur-Gauthier et l’avenue Jean-de-Clermont, puis complété par le Parc-O-Bus D’Estimauville du boulevard Sainte-Anne. Et leurs jours sont comptés.

Le Réseau de transport de la Capitale cherche un entrepreneur capable de vider le site rapidement, pour y planter du gazon le printemps venu. «Le [RTC] désire commencer les travaux de démolition aussitôt que possible suite à l’adjudication du contrat», lit-on dans des documents publiés lundi.

Il y a toutefois une contrainte. Jusqu’au 1er mars, un des locaux de l’ensemble industriel est occupé par les chauffeurs du RTC qui patientent pour embarquer dans un bus ou pour rentrer au bercail. Ces chauffeurs ne freineront toutefois pas les pelles mécaniques.

«[L’entrepreneur] peut débuter la démolition plus tôt pour les bâtiments non occupés suite à l’adjudication du contrat.» Et il devra avoir remis le site en état «avant le 15 mai», date butoir.

Les résidents du coin devront donc prendre leur mal en patience ce printemps. Des travaux auront même lieu la fin de semaine, quand le Parc-O-Bus est vide. Le RTC demande néanmoins qu’un mur de toile soit érigé du côté des appartements les plus collés. L’entreprise municipale demande également que les grands morceaux de bétons qui seront détachés des bâtiments ne soient pas concassés sur place.

Près de 4 millions $

Rappelons que le Réseau de transport de la Capitale a dû décaisser gros pour mettre la main sur les bâtiments industriels qui seront disloqués. Le collègue Jean-Michel Genois Gagnon indiquait en décembre que l’organisation municipale vient de payer 2,5 millions $ pour les 2954, boulevard Monseigneur-Gauthier et 1925, avenue Jean-de-Clermont. L’année précédente, un chèque de 1,35 million $ a été émis pour l’achat du 2920, Monseigneur-Gauthier. Montants auxquels il faut additionner les débours pour le stationnement Parc-O-Bus voisin valant plus d’un million de dollars. Le conseiller municipal Rémy Normand, président du RTC, est le seul autorisé à donner des entrevues au nom de l’organisation municipale. Il n’a pas voulu nous parler au sujet de la démolition des immeubles payés quelque 4 millions $.

Dans Saint-Roch, le RTC avait dépensé plus en prévision de l’aménagement d’un autre pôle d’échange. Les immeubles du fédéral de la Pointe-aux-Lièvres avaient été acquis pour 6 millions $. Environ un million supplémentaire avait été investi pour leur démolition. Il restait l’édifice de la Croix-Rouge à négocier. Il a été cédé au RTC contre 2,34 millions $ fin 2017. Lui aussi sera éliminé pour libérer de l’espace pour les autobus.

Le pôle d’échange D’Estimauville pourrait être construit en 2020 et 2021. Le réseau structurant de transport sera complété d’ici 2026, si l’échéancier initial ne s’étire pas. Il sera construit pour environ 3 milliards $, estime la Ville. La part du lion ira au tramway. Un trambus, sorte de croisement entre le tramway et un autocar, sera également déployé.

Des infos supplémentaires sur le site du RTC et celui de la Ville