La ministre déléguée des Transports, Véronyque Tremblay

Transport régional: Tremblay invite à «travailler ensemble»

Si elle se réjouit de l’intérêt suscité par le troisième lien routier Québec-Lévis, la ministre déléguée des Transports, Véronyque Tremblay, souhaite que les politiciens régionaux travaillent davantage en équipe sur les questions.

«Ce que je souhaiterais, c’est qu’on travaille tous ensemble. Ce serait mon souhait de ministre déléguée. À Montréal, on travaille sur différents projets en même temps, que ce soit la construction du nouveau pont Champlain, le REM, la ligne bleue… Pourquoi à Québec ce serait pas la même chose? Pourquoi on peut pas avancer sur différents projets? Il n’y a pas une seule solution miracle qui va régler tous les problèmes de circulation dans la région de Québec. Plus on va travailler ensemble sur un ensemble de projets, je pense qu’on va avancer plus vite et on va aller plus loin», a-t-elle déclaré vendredi.

La ministre était la vedette d’un déjeuner-causerie de l’Association québécoise des transports, où elle a fait le tour des projets en branle dans la grande région de Québec. 

Mme Tremblay a fait attention de ne pas ajouter aux tensions entre les maires de Québec et de Lévis et refusé le rôle d’arbitre. Régis Labeaume priorise un réseau de transport en commun structurant sur la rive nord tandis que Gilles Lehouillier cultive l’intérêt pour un troisième lien routier. 

«Pour que les gens travaillent ensemble, c’est d’être capable d’accepter de part et d’autre que ces projets structurants-là, il faut les voir comme des opportunités. Moi, je suis pas là pour dire : le tramway à Québec va coûter trop cher. Ça, c’est pas mon rayon, ça m’appartient pas. C’est la même chose pour le troisième lien», a réagi le maire de Lévis. 

Celui-ci a d’ailleurs demandé à son homologue de Québec de cesser toute «désinformation». Cela en référence à l’estimation des coûts d’un tunnel (10 milliards $) débattue depuis deux semaines. M. Lehouillier réplique, comme le gouvernement libéral, qu’il faut «laisser travailler les experts». 

Le maire Labeaume a pour sa part quitté l’évènement en courant, laissant les journalistes loin derrière. 

Une vingtaine de manifestants du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) ont fait irruption au début du déjeuner-causerie pour dénoncer le fait qu’ils sont sans convention collective depuis bientôt trois ans. Leur intention est de perturber les activités des ministres libéraux au cours des prochaines semaines.