Le président de Groupe Savoie des Résidences Soleil, Eddy Savoie, a officiellement déposé son dossier à la Ville. Il demande que l'hôtel inauguré en 1974 et qui fermera ses portes le 12 février bénéficie du statut «d'habitation avec services communautaires».

Transformation du Concorde : la Ville de Québec a un mois pour trancher

La Ville de Québec a un mois pour dire si elle accepte que le Concorde soit transformé en résidence pour personnes âgées. D'ici là, le maire Régis Labeaume souhaite rencontrer le maître d'oeuvre de ce projet, Eddy Savoie.
Le président de Groupe Savoie des Résidences Soleil a officiellement déposé son dossier à la Ville.
Il demande que l'hôtel inauguré en 1974 et qui fermera ses portes le 12 février bénéficie du statut «d'habitation avec services communautaires». M. Savoie a depuis la semaine dernière une entente de principe avec le groupe américain Loews. 
Selon le règlement municipal, la demande doit être regardée et soumise à une consultation publique. Les élus du comité exécutif devront par la suite voter, avant le 16 février, s'ils donnent ou non le feu vert à une transformation en 350 logements pour personnes âgées autonomes.
Jeudi, Régis Labeaume a assuré que la demande de changement sera analysée dès maintenant. Et ce, même s'il a annoncé mardi qu'il veut tenter «une dernière chance» pour trouver un acheteur qui gardera la vocation hôtelière de l'établissement de la Grande Allée. 
Rien n'empêche que les deux démarches se fassent en parallèle, assure-t-il. 
«On enclenche le processus. Il n'est pas question de retarder, c'est un investisseur, il faut le respecter», a dit M. Labeaume à propos d'Eddy Savoie. 
Une rencontre bientôt
Le maire souhaite aussi rencontrer sous peu celui dont il dit apprécier l'attitude et «la bonne foi». Dans Le Soleil de jeudi, M. Savoie a dit comprendre que le maire de Québec souhaite conserver la vocation hôtelière du Concorde. Il rappelait toutefois que la chaîne américaine Loews a cherché en vain un acheteur pendant deux ans.
«Je trouve que c'est de bon ton. Honnêtement, je le trouve correct, le gars», a poursuivi M. Labeaume à propos du propriétaire des Résidences Soleil. «Je vais l'inviter pour lui expliquer la situation. Je vais lui expliquer de vive voix ce qu'on veut.»