Tramway: l’opposition dénonce l’entêtement de la Ville et de Québec

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville qualifie «d’entêtement» la volonté de la Ville de Québec et du gouvernement de Québec de poursuivre le projet de tramway sans prendre en compte la nouvelle réalité imposée par la pandémie.

Le leader de Québec 21, Jean-François Gosselin, réagit à la suite d’un sondage publié lundi dans le Journal de Québec qui fait état d’un taux d’appui en baisse au projet de 3,3 milliards $. «On est passé en un an d’un sondage à 59 % d’appui à 40 %. On a perdu le tiers des appuis. C’est majeur. Plus le projet avance, plus les appuis s’effritent. Ce n’est pas normal puisqu’il devrait être rassembleur», a-t-il commenté. 

M. Gosselin a lui-même récemment soulevé la pertinence du tramway et du lien Québec-Lévis dans le contexte où plus de gens pourraient continuer de travailler de la maison, même une fois terminée la crise de la COVID-19.

«J’avais déjà dit qu’on devrait remettre en question les grands projets. Le télétravail pourrait régler un paquet de problèmes liés à la congestion. Il faut prendre acte des nouvelles réalités avant d’aller plus loin», explique-t-il, considérant que le gouvernement Legault comme la Ville s’entêtent à poursuivre la planification de ses projets. 

Le chef Gosselin remet aussi en doute l’argument voulant que le maintien de ces mégaprojets contribue à la relance économique.

«Je n’achète pas l’argument», conclut-il.

Réaction timide

Le maire de Québec voulait visiblement donner peu d’importance au sondage. Pour lui, le transport collectif n’a pas la cote pendant la pandémie. «Tu demandes à quelqu’un s’il veut prendre le transport collectif, ça ne lui tente pas ben ben. On a un plan et on le suit», indique-t-il.