Le maire Régis Labeaume
Le maire Régis Labeaume

Tramway: les négos débutent entre la Ville et la CAQ

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Le maire de Québec et le ministre des Transports ont tenu une première rencontre pour réévaluer le tracé du tramway que le gouvernement voudrait voir modifier afin de mieux desservir les banlieues.

«J’ai rencontré François Bonnardel. Nous négocions tout ça, le projet au complet, mais l’ouest est incontournable», a confirmé Régis Labeaume, jeudi, en marge d’un point de presse.

Mercredi, en matinée, la vice-première ministre Geneviève Guilbault, n’écartait pas la possibilité de couper le tracé dans l’ouest de la Ville pour mieux desservir les banlieues. Ça semble du moins une des hypothèses de son gouvernement. 

«On ne dit pas que le tracé est non négociable. Mais les discussions doivent être basées sur la science. Il ne peut pas y avoir d’autre cadre de discussion», renchérit le maire. La veille, le directeur du Bureau de projet du tramway, Daniel Genest, avait déjà expliqué que le terminus Le Gendre du secteur Chaudière était incontournable pour y construire le centre d’exploitation du tramway, y développer l’ensemble domiciliaire et industriel de 7000 nouveaux ménages et 2000 travailleurs, et capter une partie des 17 000 déplacements à l’heure de pointe du matin.

Le maire n’a pas voulu spéculer sur les risques de retard pour une mise en service en 2026 si les négociations n’aboutissent pas rapidement, pas plus il n’a voulu donner de date butoir pour une entente afin de débuter les travaux en 2022. «M. Bonnardel et moi, on veut que ça marche. J’ai beaucoup confiance en François Bonnardel», a ajouté le maire.

La partie est du tracé qui se termine à Charlesbourg semble plus négociable, mais pour amener le tramway à quel endroit et à quel coût? Le maire reste tout aussi sibyllin. «J’entends parler de Lebourgneuf… Tout est possible. On a juste à payer. Nous, on s’est demandé comment on peut amener le plus de monde pour 3,3 milliards de dollars pour les amener ailleurs», conclut-il, pour justifier le choix de l’actuel tracé qui se rend à la 76e rue, près de la 1re Avenue.