Le maire de Québec Régis Labeaume

Tramway: le ministre Bonnardel s’attend à ce que la Ville de Québec communique mieux

Une manifestation devant l’Assemblée nationale ne fera pas changer le gouvernement Legault d’idée sur la nécessité d’un tramway à Québec. Mais le travail de communication de la Ville dans le dossier devra s’améliorer, prévient le ministre des Transports.

«Les gens ont le droit de manifester leur mécontentement», a affirmé François Bonnardel, mercredi, à propos de l’activité annoncée le 29 mars par le regroupement «Tramway, non merci!»

Mais «le maire [Régis Labeaume] et M. [Rémy] Normand [conseiller et président du Réseau de transport de la capitale] ont dit “on peut faire mieux”. Alors, je m’attends à ce qu’ils fassent mieux», prévient du même souffle celui dont le gouvernement a promis d’injecter 1,8 des 3,3 milliards $ requis par le futur réseau de transport structurant de la capitale.

«Une ville de la taille de Québec devrait avoir un tramway», réitère de son côté le premier ministre, François Legault. «C’est la même chose à Gatineau, même chose à Laval, même chose à Longueuil», énumère M. Legault, assurant que les 76 députés de la Coalition avenir Québec (CAQ) font bloc derrière le projet de Québec, contrairement à ce que prétendent les organisateurs de la manifestation.

Député de Charlesbourg et ministre responsable de la Capitale-Nationale par intérim, pendant le congé de maternité de la vice-première ministre Geneviève Guilbault, Jonatan Julien soulève aussi un problème de communication de la part de la Ville, à l’instar de son collègue des Transports.

«Pour nous, il y a un travail de communication qui doit se faire. J’ai rencontré M. Labeaume la semaine dernière à quelques reprises. Je crois que la Ville a un travail à faire pour communiquer les avantages de ce projet-là», dit M. Julien, qui a été conseiller municipal et bras droit du maire Labeaume de 2013 à 2018.

Les deux hommes politiques se sont quittés en mauvais termes, mais ont fait la paix depuis.

«Naturellement, on est attentifs à ce que la population en dit, poursuit-il. Pour nous, ce n’est pas tant la manifestation, mais plus l’adhésion de la population. Je pense que c’est un bon projet et c’est pour ça qu’on le soutient. Mais il doit être communiqué de manière adéquate pour avoir l’adhésion de la population», conclut M. Julien.