La Ville de Québec complétera d’ici la fin août une mise à jour de l’étude d’achalandage sur le tramway.
La Ville de Québec complétera d’ici la fin août une mise à jour de l’étude d’achalandage sur le tramway.

Tramway: la Ville mettra à jour l’étude d’achalandage

La Ville de Québec complétera d’ici la fin août une mise à jour de l’étude d’achalandage sur le tramway pour répondre aux préoccupations du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.

Le maire de Québec a confirmé jeudi qu’il répondra à la demande du BAPE. L’organisme estimait manquer d’information pour bien évaluer l’impact de l’abandon récent du trambus sur l’achalandage du projet de tramway lors des audiences tenues la semaine dernière. 

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«Il y a eu d’importants changements annoncés il y a peu de temps. Nous devons évaluer le projet tel que transformé. La commission ne sera pas à même de faire les analyses sans les mises à jour», disait sa présidente, Corinne Gendron. Sur le coup, le directeur du Bureau de projet du tramway avait pourtant mis en doute la nécessité d’un tel exercice.

«La transformation du trambus en Métrobus, les ajustements au nombre de stations, les précisions de vitesse des différents tronçons et le plan de densification du secteur Le Gendre, même si ça reste à construire. On va élaborer sur tout ça. On va le faire. On ne s’obstine pas avec le BAPE. On veut être transparent», a finalement soutenu Régis Labeaume.

Le 29 juin, la Ville annonçait qu’elle abandonnait le trambus, prévu circuler sur une voie axiale dédiée entre D’Estimauville et l’Université Laval, pour le remplacer par le Métrobus sur une voie latérale réservée. À la clé, une économie de plus de 700 millions $ qui permettra de financer la construction du tramway, beaucoup plus élevée que prévu. Cet abandon a pour effet de réduire la cible d’achalandage de 1,6% à 2% pour l’ensemble du projet.

M. Labeaume a également commenté la décision du ministère des Transports de commander une nouvelle étude d’achalandage pour évaluer les impacts des modifications faites au projet de tramway et de la construction d’un éventuel tunnel Québec-Lévis.

«En septembre, on est prêt à partir. C’est clair, net et précis. Le reste, c’est la décision du gouvernement», tout en précisant que le projet était capable de recevoir le flot d’usagers du transport en commun qui traverserait le fleuve par un éventuel tunnel Québec-Lévis.  

Le souhait du maire demeure d’ouvrir les soumissions à l’été 2021 plutôt qu’en février 2022 selon l’échéancier accéléré qu’il doit faire accepter par le gouvernement du Québec.