Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, parle d’un montant total de 3,450 milliards $ en prenant en compte les travaux sur Hochelaga et Mendel.

Tramway: la centaine de questions de Jean-François Gosselin

Le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin, a prévu de poser une centaine de questions sur le réseau structurant de transport en commun (RSTC) pendant le plénier sur l’étude d’impact sur l’environnement de l’implantation d’un tramway. Le maire Labeaume s’engage d’y répondre en totalité, dans la mesure du possible, quitte à revenir en plénier plusieurs fois.

M. Gosselin était content lorsqu’il a rencontré les journalistes mardi après-midi en marge de la présentation de l’étude. Il venait de demander au maire une seconde journée pour pouvoir poser ses nombreuses questions aux représentants du bureau de projet. 

L’une de ses questions portera sur le coût du tramway dans le budget total de 3,3 milliards $. Selon les documents de la Ville datant du 3 juillet 2019, le tramway coutera 2,349 milliards $. 

Or un autre chiffre a été présenté par la Ville, 2,264 milliards $, qui apparait dans le plan d’affaires depuis avril. Donc un écart de 85 millions $.

M. Gosselin parle également d’un montant total de 3,450 milliards $ en prenant en compte les travaux sur Hochelaga et Mendel. 

Interrogé à ce sujet en point de presse, Régis Labeaume a martelé que le chiffre à retenir était celui de 3,3 milliards $ pour l’ensemble du projet de RSTC. 

«C’est 3,3 milliards $ avec 712 millions $ de contingence de risque et d’inflation. Il n’y a aucun autre chiffre qui existe au moment où on se parle», a-t-il insisté. 

«Les oreilles ouvertes»

L’impact le plus négatif pendant la construction sera sans aucun doute la circulation. Le maire en est bien conscient, mais il rappelle que tous les projets sont dérangeants pendant les travaux. «Les gens vont pouvoir circuler. Ça va créer du souci, mais on a la chance d’avoir obtenu 3 milliards $ des gouvernements pour améliorer notre sort pour les prochaines décennies», a-t-il fait valoir. 

Lundi le maire a déclaré qu’il était «parlable». Mardi, il a réédité son écoute des préoccupations de la population et de l’opposition. «On va répondra à toutes les questions pour lesquelles on a des réponses, s’est-il engagé. On va être transparent. Il n’y aura pas de cachette.» Il a reconnu que lui et son administration n’avaient «pas été bons» pendant les réunions d’information en juin. Ils n’étaient pas «équipés» puisque la Ville n’avait pas encore en sa possession toutes les études rendues publiques depuis. 

M. Labeaume aura particulièrement les «oreilles ouvertes» pendant les audiences du BAPE. Le maire assistera même à toutes les réunions publiques en étant dans la salle et non en avant pour sentir l’atmosphère de la population.