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Tramway: 100 millions$ pour une année de retard [VIDÉO]

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
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Le vérificateur général de la Ville de Québec fait part de son inquiétude d’une potentielle année de retard dans la réalisation du tramway qui pourrait engendrer des coûts supplémentaires de 100 millions de dollars.

C’est ce que fait savoir Michel Samson qui a rendu public, mardi, son rapport annuel. Le vérificateur général a consacré une fois de plus un chapitre complet à la vigie du Réseau structurant de transport en commun.

Dans ce rapport, M. Samson rappelle que la réalisation d’un projet implique les paramètres de temps, de budget et de résultats (produits livrables). Avec un budget ferme de 3,3 milliards$, la  marge de manoeuvre de la Ville et du Bureau de projet se situe donc dans le produit livrable et le calendrier.

Le malheur est que le calendrier est devenu un enjeu en raison des négociations actuelles entre la Ville et le gouvernement du Québec. Ce dernier exige une meilleure desserte des banlieues avant de donner son feu vert pour le lancement de l’appel de proposition.

La somme de 100 millions $ évoqué dans le rapport est tirée de calculs réalisés par le Bureau de projet, puis validés par le vérificateur général. Elle est basée sur une année complète de retard. «L’appel de proposition devait être lancé à l’automne 2020. On est à la mi-février (…) Est-ce qu’on va avoir une entente bientôt», questionne M. Samson. Dès maintenant, il y a des coûts additionnels», ajoute-t-il sans pouvoir les chiffrer.

Le vérificateur soutient que si l’appel de proposition était lancé seulement en 2022, l’estimation de 100 millions $ pour une année de retard tiendrait la route. Au contraire, il est confiant que le Bureau de projet respecterait le budget si l’appel était lancé dans les prochaines semaines.

«C’est plus une inquiétude qu’un drapeau rouge, répond M. Samson lorsqu’on lui demande de qualifier la situation actuelle. «Ce n’est pas la faute du Bureau de projet, précise-t-il encore. Est-ce qu’il fait bien avec rigueur de façon générale? Il le fait très bien. Il y a beaucoup de compétences au bureau de projet. Et si le retard amenait des coûts supplémentaires, il serait possible de les récupérer à moins qu’on décide de mettre plus d’argent.»

M. Samson revient aussi sur la gestion des risques, élément qu’il avait abordé lors d’un précédent rapport. À l’époque, il se questionnait sur la suffisance du montant pour les provisions de risques et la contingence qui avait diminué de 145 millions de dollars entre mars et décembre 2019. La somme réservée était alors de 219 millions $.

Si le VG voit d’un bon oeil l’embauche à l’automne 2020 d’un responsable de la gestion des risques, il souligne que les chiffres n’ont pu être mis à jour en raison des pourparlers actuels avec le gouvernement du Québec.