Pour la dernière saison, 230 940 visiteurs, dont 165 000 croisiéristes et près de 65 000 membres d’équipage ont posé le pied dans la ville de Québec.

Tourisme 2018: Québec peut se bomber le torse

Québec peut de nouveau se bomber le torse. Le bilan touristique 2018 s’avère un record. De quoi faire sourire les commerçants.

Lundi, l’Office du tourisme de Québec a dévoilé les résultats pour la dernière année. L’indice global de l’achalandage dans la capitale a été en hausse de 0,9 % par rapport à la cuvée 2017. Il s’agit d’une 5e croissance consécutive. 

«Encore cette année, les touristes ont été nombreux à privilégier notre destination pour y tenir leurs vacances, leurs événements d’affaires ou tout simplement pour y passer quelques jours», indique André Roy, directeur de l’Office du tourisme de Québec. 

L’an dernier, le nombre de chambres occupées par des voyageurs a bondi de 2,1 %. Au total, 2 825 000 unités ont été louées dans la région de Québec, soit 60 000 de plus que le record de 2017. Sans surprise, le moment le plus achalandé pour les hôteliers a été durant la période des fêtes.  

À titre de comparaison, pour les amateurs de chiffres, il s’agit de 150 000 chambres de plus qu’en 2008 alors que Québec célébrait son 400e anniversaire.

«Nous avons le privilège d’avoir accès à des sites naturels exceptionnels, des événements uniques et rassembleurs ainsi que de pouvoir compter sur des membres passionnés qui se dépassent année après année pour en offrir plus aux visiteurs et développer notre offre touristique», note M. Roy.

Parmi les types de tourisme ayant connu une bonne performance, celui pour affaires a progressé de 5,8 %. Il faut dire que le Centre des congrès de Québec a accueilli des événements d’envergures. Il s’est notamment transformé en Centre international des médias pour le sommet du G7.

«Les nuitées reliées aux réunions et congrès d’affaires (5,1 %) ainsi que celles d’affaires individuelles (6,5 %) affichent toutes deux des croissances par rapport à 2017», précise dans un communiqué l’Office.

Comme événement marquant en 2018, après une escale à Baie-Comeau, le navire de croisière Disney Magic a accosté à Québec en septembre dernier. Il y avait 1800 passagers à bord, dont 300 enfants.

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Parlant de croisières, pour la dernière saison, 230 940 visiteurs, dont 165 000 croisiéristes et près de 65 000 membres d’équipage ont posé le pied dans la ville de Québec. Il s’agit d’une hausse de 14,25 %.

Quant au nombre de touristes provenant de l’étranger, il est en augmentation de 2,5 % par rapport à 2017. La hausse des résidants du pays de Donald Trump ayant traversé la frontière canadienne est de 1,4 %. Pour les touristes provenant des autres pays, la croissance est de 4,3 %.

Bonne année en 2019 aussi

Selon le porte-parole de l’Office du tourisme de Québec, Éric Bilodeau, 2019 pourrait égaler et même éclipser la marque de 2018. L’incertitude entourant le tourisme chinois pourrait toutefois venir miner les prévisions. 

«Le tourisme, c’est cyclique. Nous sommes dans le haut d’une vague, mais nous avons des raisons de croire que les Américains vont continuer de venir au Canada en raison du taux de change. Mondialement, le Québec et le Canada sont aussi perçus comme des régions sécuritaires. C’est important pour les Européens et les Asiatiques», explique M. Bilodeau. «Seule ombre sur la table, c’est que le gouvernement chinois a émis des réserves à leurs citoyens pour visiter le Canada», poursuit-il.

Bien qu’elle n’envisage pas une baisse d’achalandage en 2019, la direction de l’Office du tourisme de Québec tient à préciser qu’elle travaille fort pour développer de nouveau marché. 

«Un jour, cela va diminuer. Le taux de change va aussi changer. C’est pour cette raison qu’on développe d’autres stratégies, comme mettre de l’avant l’hiver. On développe également l’Asie et on cherche à faire venir des Mexicains», affirme M. Bilodeau, ajoutant que la fermeture de l’hôtel Clarendon, dans le Vieux-Québec, en 2019 ne devrait pas avoir (ou presque) d’impacts sur le marché. 

Pour l’hôtel Hilton qui fermera en 2020 pour subir d’importants travaux, le porte-parole de l’Office estime que les voyageurs vont privilégier d’autres établissements dans le secteur de Sainte-Foy. 

«L’impact va surtout se faire ressentir lors de gros événements, comme le Festival d’été», conclut M. Bilodeau

L’indice global de l’achalandage tient compte de la performance du secteur hôtelier, de la fréquentation des restaurants, du nombre de transactions dans les boutiques à vocation touristique et de la fréquentation des sites et attraits touristiques.