Les terres agricoles des Sœurs de la Charité

Terres des Sœurs de la Charité: nouvel appel à la ministre Laforest

Des groupes écologistes tentent de maintenir la pression sur la ministre des Affaires municipales (MAMH) qui doit statuer sous peu sur l’avenir des terres agricoles des Sœurs de la Charité du secteur Beauport.

Le Conseil régional de l’environnement (CRE), Équiterre, la Fondation David Suzuki, l’UPA de Québec-Jacques-Cartier, Vivre en Ville et Voix citoyenne ont diffusé un communiqué de presse commun mercredi pour réitérer leur position : il faut, selon eux, interdire la construction par le Groupe Dallaire de quelque 6500 logis sur les 211 hectares de champs.

Ces lobbys verts ont déjà exprimé publiquement leur position dans ce dossier. Mais ils ont senti le besoin d’investir l’espace public de nouveau étant donné l’imminence d’une décision gouvernementale; la ministre Andrée Laforest a jusqu’au 4 novembre pour trancher. «On a peur que, sous l’insistance de la Ville de Québec, le MAMH finisse par dire oui», explique le directeur général de Vivre en Ville, Christian Savard.

L’attachée de presse de la ministre, Bénédicte Trottier Lavoie, confirme qu’il reste un peu plus d’un mois à l’élue pour rendre son verdict. «Celle-ci fera part de sa décision, qui n’est pas encore prise, au cours des prochaines semaines.» Elle ajoute que, entre-temps, «les échanges se poursuivent» dans ce dossier «important». 

Schéma d’aménagement

La mairie avait présenté une autre version de son Schéma d’aménagement et de développement en 2018, rappelle Christian Savard. Fraîchement au pouvoir, la Coalition avenir Québec (CAQ) avait toutefois exigé que la municipalité retravaille son projet, ce qu’elle a fait. Le comité exécutif d’Équipe Labeaume a adopté le nouveau document en mai. Le Conseil d’agglomération a voté en faveur en juillet. Reste à obtenir la bénédiction ministérielle

Au total, la capitale souhaite le dézonage de 567 hectares en zone agricole, incluant les terres des Sœurs de la Charité, pour assurer son développement.

Si la ministre exauce le souhait municipal, il faudra ensuite que la Commission de protection du territoire agricole se prononce avant que les promoteurs immobiliers se mettent au travail.

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