L’UPA demandera aux prochains ministres de l’Agriculture et des Affaires municipales de bloquer le dézonage des terres agricoles des Sœurs de la Charité.

Terres des Sœurs de la Charité: l’UPA croit en l’intervention du prochain gouvernement

L’Union des producteurs agricoles du Québec (UPA) ne baisse pas les bras même si la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) a voté pour le dézonage des terres agricoles des Sœurs de la Charité. Le syndicat fermier s’attend à ce que le prochain gouvernement québécois bloque le vaste projet résidentiel prévu sur le site par le Groupe Dallaire.

«On peut encore faire quelque chose», évalue la présidente de l’UPA de Québec, Jacques-Cartier, Luce Bélanger. «Ce n’est pas tout canné

Elle regrette que les élus de la CMQ aient appuyé le dessein de la Ville de Québec de permettre la construction de résidences et commerces dans les champs urbains. 

D’autant plus qu’en 2013, la Communauté métropolitaine avait adopté un plan de développement du territoire dans lequel elle soulignait l’importance de ces terres arables et prônait la limitation des «pressions de l’urbanisation sur les milieux naturels et agricoles». «On ne voit pas pourquoi on s’obstine à dézoner ces terres», poursuit Luce Bélanger. «Ce sont des terres de super qualité. Et pour faire de l’agriculture, ça prend une bonne terre.»

L’UPA demandera donc aux prochains ministres de l’Agriculture et des Affaires municipales de bloquer le dézonage.

PQ et QS favorables

Le Parti québécois (PQ) s’est souvent dit favorable au maintien de la vocation agricole des 200 hectares vendus 39 millions $ au promoteur Michel Dallaire. 

Le candidat de Québec solidaire (QS) dans Jean-Lesage, Sol Zanetti, s’oppose aussi au changement de vocation. Il souligne notamment que le projet ne fera qu’accroître l’étalement urbain et augmentera la pression sur le réseau routier de Beauport.

La Société en commandite Terres d’espérance a été créée par le Groupe Dallaire pour gérer le développement du site. Celle-ci évalue qu’environ 6500 habitations pourraient être érigées sur le lot d’environ deux kilomètres carrés.