Vue aérienne des terres des soeurs de la charité

Terres des soeurs de la charité: Labeaume confiant de convaincre le gouvernement [Vidéo]

Le maire de la capitale, Régis Labeaume, a bon espoir de convaincre le gouvernement québécois qu’il est nécessaire de développer les terres des Sœurs de la Charité… mais il faudra que le promoteur Michel Dallaire retourne à la table à dessin pour livrer un projet «révolutionnaire».

Le ministère des Affaires municipales a récemment contacté la mairie pour l’avertir que son plan de développement, le «Schéma d’aménagement de l’agglomération de Québec», est rejeté. Pourquoi? Parce que la Ville veut autoriser le Groupe Dallaire à ériger des milliers d’habitations et de commerces sur les terres agricoles des religieuses du secteur Beauport.

«Ils n’ont pas refusé le schéma», assure néanmoins Régis Labeaume. «Ils nous ont juste informés que ce bout-là, ça passe plus mal. Ils nous disent : “Nous autres, ce sont des terres qu’on voudrait préserver.”»

D’ici 120 jours, la Ville doit faire la démonstration qu’elle a impérativement besoin de ces 200 hectares (22 millions de pieds carrés) pour loger les quelque 33 000 nouveaux ménages attendus d’ici 20 ans à Québec.

«Si on nous fait la preuve qu’on est capable d’installer les 33 000 nouveaux foyers qui s’en viennent [ailleurs], moi je suis bien ouvert. Il va juste falloir qu’on nous explique où on les installe avec un produit de maisons en rangées ou de maisons unifamiliales.»

M. Labeaume est confiant : «Nous on dit qu’on a besoin des terres des Sœurs de la Charité.»

Mais il faudra que le Groupe Dallaire soit convaincant, poursuit-il. Qu’il retravaille ses plans pour l’implantation de 6500 unités d’habitation et espaces commerciaux.

«On avait demandé au promoteur de tricoter un projet révolutionnaire d’habitation et valorisation des terres», avance M. Labeaume. «On pense que ça serait une saprée bonne idée.»

«Il faut aller beaucoup plus loin dans la réflexion et dans l’élaboration d’un projet visionnaire. Ça ferait la fierté de Québec», rêve le maire. «On va l’aider à tricoter le projet.»

Le maire ne définit toutefois pas avec précision sa vision : «On parle d’agriculture urbaine, habitation, développement durable. Quelque chose que tu n’as pas vu ailleurs.»

Régis Labeaume évalue qu’il sera alors possible de calmer la contestation : «Je pense qu’on peut rallier aussi beaucoup de personnes et de groupes qui sont pour la préservation des terres. On est capable de le faire.»