«Ils doivent prendre leurs responsabilités. On leur dit de venir négocier», a réitéré Régis Labeaume, mardi, au lendemain de la suspension des négociations par les cols blancs de Québec.

Suspension des négos : les cols blancs veulent «jouer aux martyrs», dit Labeaume

Régis Labeaume affirme que les cols blancs veulent «se faire imposer un règlement» pour pouvoir «jouer aux martyrs» dans le dossier du renouvellement de leur convention collective et l'épineux dossier des régimes de retraite.
«Ils doivent prendre leurs responsabilités. On leur dit de venir négocier», a réitéré le maire de Québec mardi au lendemain de la suspension des négociations.
«Ce n'est pas une bonne idée de quitter la table. On a l'impression qu'ils voudraient qu'on leur impose un règlement pour qu'ils jouent aux martyrs. Nous, on veut négocier», a-t-il martelé.
Une rencontre de conciliation prévue mardi matin a été annulée et la conciliatrice reste en contact avec les deux parties pour la suite des choses.
Le syndicat des cols blancs soutient que la question des régimes de retraite ne doit pas être négociée avant de savoir ce que contiendra le projet de loi que déposera sous peu la ministre du Travail, Agnès Maltais.
Le syndicat invoque notamment le fait qu'on ne connaît pas le détail des sujets qui pourront faire partie des négociations ni les pouvoirs que la ministre compte confier à la Commission des relations du travail si les négociations achoppent après un an.
En point de presse mardi, Régis Labeaume a dit voir une tactique du syndicat. «Je vous avais dit qu'il y avait un danger avec la nouvelle loi que les syndicats veuillent attendre. Je pense qu'on a un beau cas là», a-t-il commenté. «Mais la loi s'en vient de toute façon, c'est une question de jour», a ajouté le maire de Québec qui s'est entretenu avec la ministre Maltais. 
Avec Stéphanie Martin