«Succès indéniable» pour le laissez-passer universitaire [VIDÉO]

L’Université Laval a informé lundi que son laissez-passer universitaire (LPU) a connu «un grand succès» lors de sa première session d’utilisation, à l’automne. Ce succès se traduit par un plus grand achalandage dans les bus, une circulation plus fluide autour du campus et une baisse de demandes de vignettes de stationnement.

Pas moins de 1716 000 déplacements ont été réalisés avec le LPU, entre le 1er septembre et le 31 décembre 2019, par les autobus du Réseau de transport de la Capitale (RTC) et ceux de la Société de transport de Lévis (STLévis). Les deux partenaires peuvent affirmer que le nombre d’étudiants qui choisissent le transport en commun a bondi.

Chez les étudiants, on remarque une augmentation de 16 % de l’achalandage pour le RTC et 18,9 % pour la STLévis. L’impact du LPU est «indéniable». Chaque étudiant avec un laissez-­passer aurait effectué en moyenne 70 déplacements à bord des autobus. Il faut dire que cette moyenne comprend l’étudiant qui aura utilisé son LPU quelque 400 fois! Et la presque totalité des LPU (94 %) a été utilisée au moins une fois. 

«Ce qu’on observe, c’est environ cinq déplacements par semaine. Ce qui correspond à peu près à ce qu’on peut observer en termes de fréquentation des institutions d’enseignement. D’autres l’ont sûrement utilisé pour aller au travail, pour les loisirs également, ce qui est bon en soi. Le LPU a eu pour nous un impact certain sur les données d’achalandage. Durant les dernières années, ce qu’on observait dans la clientèle étudiante, c’était une stabilité et même quelques petites régressions», indique le président du RTC, Rémy Normand. 

Moins de vignettes de stationnement

Le président de la STLévis, Mario Fortier, avoue même que son équipe a dû ajuster certains parcours, pour des passages plus rapides à certains endroits. 

Dans la catégorie des étudiants, l’Université Laval enregistre une baisse de 21 % dans l’achat de vignettes de stationnement pour la session d’automne 2019, ce qui prouve encore la popularité grandissante du bus. 

«Le nombre de gens qui fréquentent le campus est en augmentation légère, ça contribue à faire augmenter le nombre de vignettes. Par ailleurs, ça fait des années qu’on prend des actions pour favoriser le transport en commun ou le transport actif. Le nombre de stationnements diminue graduellement, quand on fait un nouveau bâtiment, on le fait souvent sur des espaces de stationnements. La baisse qu’on a vue en septembre est plus marquée que la tendance générale», explique le vice-recteur, Robert Beauregard. 

Quelque 24 900 LPU ont été mis en circulation durant la session universitaire d’automne, et ils étaient 29 100 étudiants à pouvoir y accéder. C’est donc une très grande majorité qui a choisi d’opter pour ce laissez-passer qui offre un accès illimité pendant quatre mois aux services de transport en commun, au coût de 120 $. Le projet est une initiative étudiante menée par l’Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIES) et la Confédération des associations d’étudiants et d’étudiantes de l’Université Laval (CADEUL).

3000 de plus

Pour la session d’hiver, 3000 étudiants de plus pourront se procurer un laissez-­passer. «On va en remettre autant en circulation qu’il y aura de demandes», assure le vice-recteur.

Est-ce que l’Université pourrait contribuer au prix des laissez-­passer, qui subira de légères hausses dans les prochaines années, comme le stipule l’entente avec les sociétés de transport?

«Ça n’a jamais été dans notre orientation de faire ça. Il y a une contribution financière du fait que la diminution des espaces de stationnement amène des revenus de moins que l’Université assume. On doit faire avec et on trouve des façons imaginatives de pallier à ce manque à gagner», ajoute M. Beauregard

La meilleure circulation sur le campus s’explique aussi par l’étalement du début des cours. Deux nouvelles facultés (musique, lettres et sciences humaines) décaleront 158 cours de 8h30 à 9h pour la session d’hiver. «Tous les sondages montrent de la satisfaction jusqu’à maintenant. C’est plus fluide sur le campus le matin», note aussi M. Beauregard