Le maire de Stoneham, Robert Miller, affirme qu'aucune décision n'a été prise concernant un éventuel regroupement du service de sécurité contre les incendies.

Stoneham: les pompiers en guerre contre le maire

Les pompiers de Stoneham sont partis en guerre contre le maire Robert Miller depuis que son conseil a autorisé une étude concernant un éventuel regroupement du service de sécurité contre les incendies avec ceux de deux municipalités voisines.
Déjà, trois conseillers ont quitté le parti Évolution Cantons-Unis du maire Miller peu de temps après une assemblée du conseil houleuse où les pompiers avaient protesté avec véhémence contre la demande d'étude sur un éventuel regroupement avec les services de sécurité contre les incendies de Lac-Beauport et de Sainte-Brigitte-de-Laval.
Depuis, une pétition, un site Web et un dépliant distribué dans les résidences de la municipalité ont fait surface dans le but de «mettre fin à une éventuelle fusion des services incendie».
Dans le dépliant intitulé «Notre maire joue avec le feu et avec la vie des membres de vos familles», les pompiers évoquent entre autres l'augmentation du temps de réponse, des coûts des équipements, la fermeture de casernes, la perte de services, l'augmentation des primes d'assurances et même la mise à pied du directeur du service, Jean-Marc Nolin, parmi les conséquences possibles du regroupement. 
Campagne de peur
Ces allégations ont fait bondir le maire Miller. «Ce sont des faussetés! Jamais la vie des citoyens n'a été mise en danger d'aucune façon. C'est une campagne de peur et d'intimidation. Pourquoi? Pour protéger leur petit terrain de jeu?» a-t-il déclaré en entrevue avec Le Soleil.
Le maire précise qu'aucune décision n'a été prise concernant un éventuel regroupement. «Nous avons commandé une étude. Les trois municipalités ont donné le mandat à leurs directeurs généraux d'engager un consultant pour mener cette étude», a-t-il expliqué.
«Il faudra voir les avantages et les inconvénients du regroupement et si l'étude recommandera un regroupement. Par la suite, chaque conseil prendra une décision», poursuit le maire, qui espère qu'une décision puisse être prise durant l'année 2016.
Robert Miller jure cependant qu'il n'est pas question de fermer des casernes ou de faire des mises à pied. «On vient d'investir 4 millions $ pour bâtir une nouvelle caserne... On n'a pas l'intention d'en fermer. Pour ce qui est des pompiers, notre politique nous oblige à protéger les postes et à les intégrer dans la nouvelle structure en cas de regroupement», conclut-il.