Jonathan Parent et Francis Bédard, les deux entrepreneurs derrière Shareapass

Shareapass met fin à ses activités

La plateforme Web Shareapass, qui permettait notamment à des milliers de personnes de partager leur laissez-passer du Festival d’été de Québec, met fin à ses activités après cinq années d’existence.

Selon le fondateur, Jonathan Parent, la décision a été prise avec son associé, Francis Bédard, alors qu’il était nécessaire d’investir du temps et de l’argent pour remettre la plateforme au goût du jour et régler quelques pépins techniques. «L’an passé, on a eu des difficultés avec le système de tchat. L’objectif de cette fonctionnalité-là était que les gens pouvaient se contacter de façon anonyme. C’est quelque chose qu’il faut retravailler», a-t-il expliqué.

Les deux entrepreneurs sont rendus également ailleurs dans leur vie professionnelle et personnelle et ils n’ont plus vraiment l’énergie de s’investir à 100 %. «L’intérêt et la fatigue sur le projet ont eu raison de notre envie de continuer», a-t-il confié. 

Les rapports difficiles avec le FEQ ont aussi pesé dans la balance pour les deux entrepreneurs. «Je ne cherche pas à leur lancer des tomates. Si c’était à refaire, on les approcherait sûrement différemment, mais depuis le début on voulait faire du FEQ un grand frère et ils n’ont jamais rien voulu savoir», a-t-il souligné. «Pourtant on a prouvé que des gens sont allés au FEQ grâce à nous.»

Relève recherchée

Cependant, Shareapass est viable selon M. Parent. Il appelle ceux qui ont la fibre entrepreneuriale à le contacter pour reprendre le flambeau. 

«Shareapass est une plateforme qui est profitable, mais qui aurait besoin d’une nouvelle énergie afin de lui donner le second souffle d’une nouvelle vision», a-t-il souligné.

La location des laissez-passer avec le FEQ a fait des petits sur Shareapass. «On l’a aussi fait avec de plus petits formats d’événements, comme le WAQ, mais il aurait fallu aller ailleurs. On s’est dit qu’il fallait être fort chez nous avant de traverser la frontière», a conclu Jonathan Parent.

Shareapass était basée sur l’économie de partage. Les propriétaires pouvaient louer leur laissez-passer pour un ou plusieurs soirs en toute sécurité. Une carte de crédit était exigée pour s’inscrire sur le site. 

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UNE PRÉVENTE DU FEQ SANS ANICROCHE

La prévente exclusive aux membres Desjardins des 20 000 laissez-passer pour le Festival d’été de Québec (FEQ), s’est déroulée rapidement et sans problème cette année, contrairement à l’an passé, où le FEQ avait dû faire face à une cyberattaque.

Une fois connecté sur le site, un message est apparu pour donner le temps d’attente. Il n’y avait pas de numéro contrairement aux années précédentes. Selon le FEQ, ce numéro n’était pas vraiment représentatif, c’est pour cela qu’il a été retiré. Après une attente de 25 minutes, Le Soleil a pu procéder à l’achat d’un billet. Dans la grande majorité des cas, les acheteurs n’ont rencontré aucun problème. Plusieurs ont d’ailleurs souligné, sur la page Facebook du FEQ, une grande amélioration par rapport aux années précédentes. Certains ont rapporté des difficultés qui seraient dues à un pare-feu ou à un bloqueur de publicités.

Le FEQ annoncera sa programmation, mercredi, à midi. La vente au prix régulier (105 $) se déroulera du 4 avril au 3 juin. Après le laissez-passer coûtera 115 $.