À dix jours du grand rassemblement du Jour de l'an sur la Grande Allée, la perspective d'être la cible de terroristes ne peut être ignorée.

Sécurité le 31 décembre: «toutes les mesures seront prises», dit Labeaume

«Toutes les mesures seront prises» pour assurer la sécurité le soir du 31 décembre sur la Grande Allée. Mais Régis Labeaume a insisté sur l'importance de rassurer la population tout en évitant un climat trop répressif.
«On va faire le maximum tout en restant civilisés et humains», a commenté le maire de Québec au lendemain de l'attentat de Berlin alors qu'un camion a foncé sur la foule d'un marché de Noël.
À 10 jours du grand rassemblement du jour de l'An sur la Grande Allée, la perspective d'être la cible de terroristes ne peut être ignorée.
«J'ai toujours dit qu'on n'était pas à l'abri, ça ne donne rien de mentir, et toutes les mesures sont prises», a dit M. Labeaume.
Des policiers seront présents aux deux entrées sur la populaire artère. «Il y a deux places qu'il faut surtout sécuriser. On va s'assurer que les gens n'aient pas de pièces pyrotechniques avec eux et s'assurer que ce ne soit pas possible d'entrer. Mais en même temps, quand on met des mesures un peu drastiques, les gens aiment pas ça alors on va tenter de faire ça correctement, mais on va faire le maximum.»
Le maire devait d'ailleurs rencontrer les organisateurs de la fête du 31 décembre et les autorités policières, mardi après-midi, dans une réunion où la sécurité était à l'ordre du jour.
Au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ), on spécifie toutefois que les mesures de sécurité et les pratiques des policiers évoluent déjà depuis plusieurs années en fonction du contexte international et de la menace terroriste. La marche à suivre, le 31 décembre, ne sera donc pas dictée en réponse aux tragiques évènements de Berlin. 
«On parle beaucoup des évènements de lundi, mais ça ne date pas d'hier, ça fait très longtemps que l'on est conscient de ça», explique le porte-parole du SPVQ, Étienne Doyon. En 2013, notamment, le double attentat du Marathon de Boston avait amené les policiers «à être plus vigilants sur certaines choses» lors d'évènements à grand déploiement. 
«Pour chaque évènement, il y a une évaluation du risque qui est faite. Le contexte international est pris en considération là-dedans. Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable, mais ce n'est pas non plus le seul facteur. Il y a aussi la grosseur de la foule, par exemple», souligne le lieutenant Doyon.
Certains groupes, si présents dans une foule ou une manifestation, sont aussi considérés comme plus à risque. Les unités de renseignements du SPVQ peuvent aiguiller les policiers en ce sens au besoin. 
Règles opérationnelles obligent, le SPVQ ne peut confirmer ou infirmer que les effectifs policiers seront plus imposants que par le passé, le 31 décembre, ni divulguer de mesures concrètes visant à contrer la possibilité d'une attaque terroriste.
Rappelons qu'au lendemain des attentats de Nice, en juillet, où un camion avait également foncé sur une foule, le SPVQ et le Festival d'été de Québec avaient décidé d'installer d'imposants blocs de béton dans la rue menant à l'entrée des plaines d'Abraham.
Montréal et Toronto protègent leurs marchés de Noël
Dans la foulée de l'attentat de Berlin, la sécurité a été renforcée à l'entrée des marchés de Noël de Montréal et de Toronto.
À Montréal, d'imposants blocs de ciment ont été posés à l'entrée de la Place des Arts, où se tient le plus grand marché de Noël de la métropole québécoise. Des vigiles ont également été déployées à l'entrée pour fouiller les sacs.
Les organisateurs du principal marché de Noël de Toronto, la plus grande ville canadienne, ont également installé des barrières en ciment aux abords de cette foire, et la présence de gardes de sécurité et de policiers a été augmentée, a rapporté la CBC.