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La directrice générale de la SDC Saint-Sauveur, Marylou Boulianne, aime la vitalité et les liens qui unissent les gens du quartier. «Tu viens ici, c’est comme si tu allais sur le parvis de l’église dans le temps.»
La directrice générale de la SDC Saint-Sauveur, Marylou Boulianne, aime la vitalité et les liens qui unissent les gens du quartier. «Tu viens ici, c’est comme si tu allais sur le parvis de l’église dans le temps.»

SDC Saint-Sauveur: un esprit de famille

Normand Provencher
Normand Provencher
Le Soleil
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La pandémie a transformé la façon de brasser des affaires. Les Sociétés de développement commercial (SDC), implantées au coeur des grandes artères de Québec, ont navigué avec de forts vents de face. Entre deux vagues, frappés par la valse des fermetures et des réouvertures, les marchands ne l’ont pas eu facile. Pénurie endémique de main-d’oeuvre, disparition des travailleurs sur l’heure du midi, adaptation à une nouvelle réalité, les écueils demeurent nombreux. Dans une série en huit volets, Le Soleil est allé constater de quoi il en retourne auprès de chacune des SDC de la capitale et de la Coopérative du Quartier Petit Champlain. Aujourd’hui, la SDC Saint-Sauveur.

Marylou Boulianne, directrice de la SDC Saint-Sauveur, aime ce qu’elle voit quotidiennement dans son quartier. «On est comme une famille, la famille Saint-Sauveur. Il y a un esprit de communauté. Quand il y a un projet, la mobilisation est élevée, tout le monde met la main à la pâte. C’est ça, Saint-Sauveur.»

Préoccupée par le sort des 150 membres de la SDC, la jeune gestionnaire s’attendait au pire lorsque la crise sanitaire a frappé. Le taux de vacances atteint environ 10 pour cent, soit une quinzaine de locaux vides. «Certains ont dû mettre la clé dans la porte. Les autres fermetures, on ne les verra peut-être pas tout de suite, mentionne-t-elle. Les gens ont contracté des prêts. Il y a comme un désir de passer au travers.»

«Il y a encore des aides gouvernementales en vigueur, poursuit-elle, alors certains se disent que ça vaut la peine de continuer. On verra le taux d’endettement ensuite et si les gouvernements demandent des remboursements rapides.»

Si les restaurants sont nombreux dans Saint-Sauveur, plus d’une trentaine, Marylou Boulianne croit «qu’il y a encore de la place» pour des boutiques d’alimentation spécialisées.

La SDC est également venue à la rescousse des marchands éprouvant du mal à se dépatouiller dans la paperasse gouvernementale afin d’avoir accès à une aide. «On les aide à se démêler. Pour une petite entreprise, il y a beaucoup de choses à penser. Il faut être présent sur les médias sociaux, avoir un site web transactionnel. Plusieurs font leur propre comptabilité.»

Et il y aussi le problème de main-d'œuvre. Encore et toujours.

«C’est l’enfer, l’enfer, l’enfer, déplore Marylou Boulianne. Des commerces doivent réduire leurs heures d’ouverture, ils n’ont pas le choix, il n’y a pas d’employés pour travailler sur le plancher. Pour eux, ça leur donne le gros bout du bâton. Ils peuvent négocier leurs conditions de travail, mais à long terme, le commerce refilera la facture aux consommateurs.»

Chaque fin de semaine, une partie de la rue Saint-Vallier devient piétonne, entre Bagot et des Oblats.

La crise sanitaire aura permis aux SDC à se rapprocher, se réjouit la directrice générale. «On se parlait déjà, mais on a monté des projets communs», glisse-t-elle. Ainsi, des liens ont été tissés avec la SDC Vieux-Québec pour inciter les touristes à venir dans Saint-Sauveur. «Il y a une tendance mondiale en tourisme où les gens veulent vivre comme les locaux, manger aux mêmes endroits qu’eux, que ce soit ici, dans Saint-Roch ou Limoilou. Quand ils viennent au Diner Saint-Sauveur, ils capotent...»

Nouveau joueur culturel?

La conversion d’une partie de Saint-Vallier en rue piétonne, les fins de semaine, entre Bagot et des Oblats a contribué à dynamiser le secteur. «Ça fait longtemps qu’on l’envisageait. C’est quelque chose qui va rester de la pandémie. On ajouté des lumières, mis des arbres, fait des peintures au sol.»

Si les restaurants sont nombreux dans Saint-Sauveur, plus d’une trentaine, Marylou Boulianne croit «qu’il y a encore de la place» pour des boutiques d’alimentation spécialisées. Elle verrait d’un bon œil l’arrivée d’un nouveau joueur du «divertissement culturel». Le Petit théâtre de Québec, établissement intimiste de 83 places, est pour l’instant le seul porte-étendard en ce domaine.

Une nouvelle en ce sens devrait bientôt se concrétiser, lance-t-elle, sans toutefois entrer dans les détails. «Des gens commencent à nous appeler pour voir les locaux disponibles». À suivre…

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