Denis Brière a quitté la tête de l’établissement d’enseignement le 1er juin 2017. Et tel que négocié, il touche son plein salaire de haut dirigeant, soit 331 000 $, pour deux ans.

Salaire de l’ex-recteur: malgré le malaise, D’Amours n’interviendra pas

Visiblement mal à l’aise avec les conditions salariales de son prédécesseur qui touche toujours son plein salaire de recteur de l’Université Laval plus d’un an après son départ, Sophie D’Amours n’entend toutefois pas tenter de rouvrir le contrat qui a soulevé la critique jusqu’à l’Assemblée nationale.

Denis Brière a quitté la tête de l’établissement d’enseignement le 1er juin 2017.  Tel que négocié, il touche son plein salaire de haut dirigeant, soit 331 000 $, pour deux ans. Ensuite, sa paie passera progressivement à 90 %, puis à 75 %, durant les quatre années suivantes, s’il travaille toujours à l’Université Laval.

M. Brière est actuellement en année «d’étude et de recherche», a récemment révélé ICI Radio-Canada. Devenu professeur au département du bois et de la forêt, il n’enseigne pas. Il aurait notamment comme mandat d’établir des partenariats avec des universités au Canada et à l’étranger, ce qui l’amène à voyager.

Questionnée sur ce traitement salarial, l’actuelle rectrice Sophie D’Amours a rappelé qu’elle l’avait jugé excessif dans le passé. À son arrivée, elle a demandé un ajustement à la baisse. «Quand je suis rentrée en poste, j’ai invité […] le conseil d’administration à revisiter les conditions de fin de mandat, ce qui a été fait. Toute mon équipe, on est sous ces nouvelles conditions.»

Comme les membres de sa garde rapprochée, Mme D’Amours conservera son salaire un an, le temps de réintégrer le corps professoral.

«J’ai proposé des modalités différentes qui ont été acceptées et qui, je crois, font l’unanimité aujourd’hui. Et les gens considèrent qu’on a trouvé le juste équilibre par rapport à l’accessibilité sociale et une rémunération qui est jugée adéquate pour les hauts dirigeants.»

La rectrice insiste sur le fait que les salaires et avantages sociaux des dirigeants, dont le sien, sont votés par le conseil d’administration de l’établissement. Et que c’est lui qui a maintenu le contrat de l’ex-recteur et son entourage. «M. Brière et son équipe avaient des conditions différentes. La décision a été prise de ne pas les modifier.»

«Si on devait réécrire l’histoire, peut-être qu’on ne l’aurait pas écrite de cette façon-là. Elle est là cette histoire et on prend les décisions en relation de ces contrats qui ont été établis avec des employés de l’Université Laval et on avance.»

Maintenant, elle dit s’attendre à ce que Denis Brière livre la marchandise. «M. Brière a un travail important à réaliser. Il a une grande compétence dans le secteur forestier. Il travaille à l’établissement d’un grand réseau international et, évidemment, les attentes sont importantes.»