L'annonce des travaux qui pourraient débuter cet automne sur les murs de soutènement se fait «sans admission» de la part de la mairesse de Sainte-Brigitte-de-Laval, Wanita Daniele (au centre).

Sainte-Brigitte-de-Laval: des travaux sur les murs de soutènement malgré les tribunaux

La Ville de Sainte-Brigitte-de-Laval pourrait dès l'automne effectuer des travaux pour stabiliser les murs de soutènement instables des terrains d'une quarantaine de propriétaires même si le dossier est devant les tribunaux.
La mairesse Wanita Daniele en a fait l'annonce, lundi, lors du conseil municipal. C'est que le dossier a pris une tout autre tournure depuis l'embauche par la municipalité de nouveaux procureurs au dossier.
«Nous leur avons demandé de trouver des solutions pratiques», a-t-elle fait savoir. Résultat, un processus de règlement à l'amiable a été entrepris au printemps. Dans ce contexte, la Ville a décidé d'effectuer les travaux «sans admission» de sa part, a toutefois précisé Mme Daniele.
Au terme d'une visite des terrains touchés le 15 juillet, des experts les ont classés selon trois catégories : stable, instable à court terme et instable à long terme. Des travaux pourraient débuter dès l'automne.
La mairesse, visiblement heureuse de cette nouvelle, souhaitait un règlement du dossier dans la mesure où des résidents ne peuvent plus utiliser leur terrain parce que le risque est jugé trop élevé et que les procédures judiciaires en cours peuvent durer des années encore. Il reste à déterminer quelle technique de stabilisation sera utilisée.
Les propriétaires d'au moins 34 résidences poursuivent la municipalité et des promoteurs immobiliers, chacun entre 25 000 $ et 90 000 $, pour un montant total de 1,84 million$. Ils reprochent aux hommes d'affaires Robert Naud et Jean-St-Hilaire d'avoir fait aménager des murs de soutènement dangereux qui ne respectent pas les règlements municipaux derrière leur résidence, au cours de l'année 2010, alors que leur quartier dans le Domaine Sainte-Brigitte-sur-le-Golf était en pleine construction.
Laxisme dénoncé
Selon la prétention des demandeurs, les murs de soutènement n'étaient même pas prévus aux plans et devis initiaux. Leur installation aurait été effectuée pour éviter de payer pour du dynamitage.
Parallèlement, les requérants dénoncent le laxisme dont aurait fait preuve la Ville dans ce dossier. Dès l'automne 2010, des inspecteurs municipaux avaient informé la direction de la Ville que des murs de soutènement beaucoup trop hauts avaient été aménagés derrière ces maisons. Ils allèguent que la Ville n'a, depuis, posé aucun geste pour contraindre les promoteurs à corriger la situation dans les plus brefs délais.