À Saint-Augustin, quelque 125 résidents du secteur du Lac pourront se prononcer pour ou contre un réseau d’aqueducs et d’égouts, dimanche.

Saint-Augustin-de-Desmaures: un référendum en plus des élections

En plus des élections municipales, Saint-Augustin-de-Desmaures tiendra dimanche un référendum pour des résidents du secteur du Lac, qui approuveront ou non un règlement d’emprunt de 2 125 000 $ pour un réseau d’aqueducs et d’égouts.

Le référendum se fera sur un bulletin de vote différent et dans une salle à part du scrutin pour l’élection du maire et des conseillers. 

La question en sera, «Approuvez-vous le règlement #2017-526 décrétant un emprunt de 2 125 000 $ pour prolonger le réseau d’aqueducs dans le chemin de la Butte et pour prolonger le réseau d’égouts dans la route Tessier et le chemin de la Butte?»

Seuls les quelque 125 résidents du territoire concerné pourront voter. Mais déjà, le dossier fait beaucoup jaser et a pris une tournure politique.

Candidate opposée au conseiller sortant Raynald Brulotte dans le district du Lac et critique du maire Sylvain Juneau, Colette Tardif est l’une de celles qui ont signé le registre pour demander un référendum et elle est opposée au règlement.

Subvention

«Comprenons-nous: tout le monde est pour le réseau d’aqueducs et d’égouts, mais nous demandons cependant qu’on refasse le règlement en le rendant conditionnel à une subvention de la phase 2 du Fonds pour l’eau potable et le traitement des eaux usées [FEPTEU]», a expliqué Mme Tardif en entrevue avec Le Soleil.

La candidate déplore aussi la taxe de secteur de 3500$ que devront payer pendant 20 ans les résidents du chemin de la Butte, un montant qui est de 1650$ pour les résidents de la route Tessier. Cette taxe aurait pu, selon elle, être évitée si une demande avait été faite pour la première phase du FEPTEU.

Dans le camp adverse, Bertrand Juneau, oncle du maire Sylvain Juneau, dirige le comité du «Oui». Il rappelle qu’il sera toujours possible de faire une demande de subvention, et d’ainsi éliminer ou diminuer les taxes de secteur, une fois le règlement adopté. «Les travaux ne débuteront pas avant 2018, probablement à l’automne. Soyez assurés que nous talonnerons le nouveau conseil pour qu’il demande une subvention», a déclaré M. Juneau.

L’homme rappelle que des résidents du secteur sont aux prises avec de sérieuses difficultés. «Au moins 18 citoyens doivent installer une fosse septique avec les nouvelles normes, ce qui représente une dépense de 25 000 $. Je connais aussi un couple qui a quatre enfants et qui ne fait qu’un lavage par jour, car son champ d’épuration n’absorbe pas plus. Il y a des problèmes sérieux au quotidien», souligne-t-il.