Le nombre d’heures de service dans les quatre parcs ciblés passe de 4000 à 10 500 sur une année. C’est une hausse de 150 %. —Photo

RTC: plus d’heures de service dans 4 parcs industriels

Grande nouvelle pour des milliers de travailleurs et de propriétaires d’entreprise qui attendent depuis longtemps une amélioration du transport en commun dans les parcs industriels de la Ville de Québec. Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) fera plus que doubler le nombre d’heures de service dans quatre d’entre eux.

Et les heureux élus sont: le Parc technologique du Québec métropolitain et les parcs industriels Colbert, de Carillon et du Carrefour du commerce, tous situés dans l’axe des autoroutes Charest et Henri-IV. 

«C’est une excellente nouvelle. Le service était loin d’être optimal, a lancé d’entrée de jeu le conseiller municipal et président du RTC, Rémy Normand. C’est le résultat d’une démarche amorcée il y a quelques années. La desserte des parcs était un objet de préoccupation. L’accès aux entreprises est un enjeu important pour l’embauche et la rétention de travailleurs et l’attractivité des entreprises», a-t-il ajouté.

Du même souffle, il admet que l’exercice a été difficile parce que les parcs sont des lieux enclavés et que les employés travaillent selon des horaires parfois atypiques. Le défi était d’augmenter la fréquence des départs et d’améliorer la connectivité et la flexibilité du réseau. Les parcours 22, 29 et 88 sont ceux touchés par les modifications apportées. 

Par exemple, les usagers bénéficient de plages de départ allongées. Le nombre d’heures de service aux départs des terminus Les Saules, du boulevard Laurier et du cœur de Saint-Roch, puis pour le retour à la maison, passe de 4000 à 10 500 heures annuellement. Le RTC estime à environ 650 000 $ le coût lié à l’amélioration du service.

Éviter l’exode

Le président de la Corporation des parcs industriels de Québec, Pierre Dolbec, a accueilli cette annonce avec beaucoup d’enthousiasme et de soulagement. «C’est un grand pas. On réclamait réellement des changements. C’est le début d’une ère nouvelle.»

Depuis plusieurs années déjà, son regroupement, qui compte 3000 entreprises et 60 000 travailleurs, critiquait vertement le manque de service. «Si on n’est pas capable d’améliorer la desserte, on va vivre un exode des travailleurs, dit-il sans détour. Le problème, dans un contexte de rareté de la main-d’œuvre, c’est que quelqu’un qui reste à Charlesbourg ne venait pas travailler au parc Colbert. Non seulement ça améliore la compétitivité des entreprises, mais ça améliore la qualité de vie des travailleurs.»

Ce début d’ère nouvelle comme le décrit M. Dolbec touche 15 000 travailleurs dans les quatre parcs visés. Actuellement, faute d’un service adéquat, le RTC estime que seulement 4 % utilisent le transport en commun. Rémy Normand ne fixe aucune cible à atteindre. Il souhaite simplement que l’amélioration de la desserte convainque le plus grand nombre d’utiliser l’autobus.

«Non seulement ça améliore la compétitivité des entreprises, mais ça améliore la qualité de vie des travailleurs.»

Pierre Dolbec, président de la Corporation des parcs industriels 

Les modifications entreront en vigueur le 18 août. Pour plus d’information, consulter le rtcquebec.ca.